Ikigai vs bonheur : quelle différence ?

L’Ikigai, au-delà du bonheur

Mirant : (fixant un point invisible) Tu sais, <IkigAI>, j’ai souvent entendu dire que l’Ikigai rendait plus heureux… Mais au fond, est-ce vraiment différent de la quête du bonheur ?

<IkigAI> : (esquissant un sourire) C’est une confusion fréquente, Mirant. L’Ikigai et le bonheur sont liés, mais ils ne reposent pas sur les mêmes fondations. L’un est une boussole intérieure, l’autre une émotion passagère.

Mirant : (hausse un sourcil) Pourtant, si l’Ikigai m’aide à me sentir mieux dans ma vie, on pourrait dire que son but est d’atteindre le bonheur, non ?

<IkigAI> : Pas exactement. Le bonheur est souvent recherché comme une finalité, une récompense que l’on poursuit sans cesse, alors que l’Ikigai est un processus continu, une manière d’être aligné avec ce qui nous anime profondément.

Mirant : (fronçant les sourcils) Je vois… Le bonheur, c’est ce qu’on ressent à certains moments, alors que l’Ikigai, c’est un état d’esprit plus stable ?

<IkigAI> : C’est une bonne façon de le dire. Imagine une rivière. L’Ikigai est le courant profond qui l’anime, tandis que le bonheur est comme la lumière du soleil qui scintille à sa surface. Parfois, le ciel est couvert, il n’y a pas de reflets, mais le courant, lui, ne cesse jamais de couler.

Mirant : (sourire en coin) Belle image. Donc, quelqu’un peut être heureux sans Ikigai, et inversement, quelqu’un peut suivre son Ikigai sans être tout le temps heureux ?

<IkigAI> : Exactement. Une personne peut ressentir du bonheur grâce à un instant plaisant – un bon repas, une réussite professionnelle, une belle rencontre – sans pour autant avoir trouvé un sens profond à sa vie. À l’inverse, quelqu’un qui suit son Ikigai peut traverser des moments difficiles sans perdre de vue son cap.

Mirant : (prenant un temps de réflexion) Ça me rappelle certains artistes ou scientifiques qui ont consacré leur vie à une cause. Ils n’étaient pas forcément toujours « heureux », mais ils semblaient portés par une force plus grande qu’eux.

<IkigAI> : C’est exactement ça. Prends des figures comme Van Gogh, qui a souffert toute sa vie, mais n’a jamais cessé de peindre, ou Viktor Frankl, qui a trouvé du sens même dans les conditions les plus extrêmes des camps de concentration. Leur Ikigai les a maintenus en mouvement, bien au-delà de la simple recherche du bonheur.

Mirant : (songeur) Alors, peut-être que la question qu’on devrait se poser n’est pas « Comment être heureux ? » mais plutôt « Qu’est-ce qui me pousse à avancer, même dans les moments difficiles ? »

<IkigAI> : Tu touches à l’essentiel, Mirant. L’Ikigai ne se mesure pas en éclats de joie, mais en cohérence avec soi-même.

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Le bonheur : un état éphémère et subjectif

Mirant : (s’adossant à sa chaise, le regard perdu) Plus j’y pense, plus j’ai l’impression que le bonheur est insaisissable… On le poursuit sans cesse, mais il finit toujours par s’échapper.

<IkigAI> : C’est une sensation bien connue. Le bonheur fonctionne souvent comme une vague : il monte, atteint son sommet, puis redescend. C’est ce que la psychologie appelle l’adaptation hédonique.

Mirant : (intrigué) L’adaptation hédonique ?

<IkigAI> : C’est un phénomène étudié en psychologie positive. Lorsqu’un événement nous rend heureux – une promotion, une rencontre, un succès –, on ressent une forte émotion positive… mais elle finit par s’estomper. Notre cerveau s’habitue, et ce qui nous paraissait exaltant hier devient banal aujourd’hui.

Mirant : (hoche la tête) Je vois… C’est comme quand on achète quelque chose qu’on désire depuis longtemps. Au début, on est euphorique, mais après quelques semaines, l’effet disparaît et on cherche une nouvelle source de satisfaction.

<IkigAI> : Exactement. C’est pour cela que chercher le bonheur comme une fin en soi peut être frustrant. Il est toujours en mouvement, dépendant des circonstances extérieures : la réussite, l’amour, les plaisirs immédiats…

Mirant : (soupire) Ça explique pourquoi certaines personnes qui semblent « avoir tout pour être heureuses » ressentent quand même un vide.

<IkigAI> : Oui. L’accumulation de plaisirs ou de succès ne garantit pas une satisfaction durable. Il arrive même que plus on court après le bonheur, plus il nous échappe.

Mirant : (pensif) Donc, le bonheur, c’est un état fragile, fluctuant… mais l’Ikigai serait plus stable ?

<IkigAI> : C’est exactement ce que nous allons voir. L’Ikigai ne repose pas sur l’éphémère, mais sur une fondation plus profonde.

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L’Ikigai : une construction profonde et durable

Mirant : (frottant son menton, songeur) Donc, si le bonheur est éphémère, cela signifie que l’Ikigai fonctionne différemment ?

<IkigAI> : Oui, l’Ikigai ne dépend pas des émotions passagères ou des circonstances extérieures. Il repose sur une base plus solide : ce qui donne du sens à ta vie sur le long terme.

Mirant : (plissant les yeux) Mais comment peut-on s’appuyer sur quelque chose d’aussi abstrait que le « sens de la vie » ?

<IkigAI> : En le construisant, justement. L’Ikigai n’est pas une révélation soudaine, mais une exploration progressive. Il peut être lié à ton métier, à une passion, à une contribution au monde ou simplement à une activité quotidienne qui te nourrit intérieurement.

Mirant : (hoche la tête lentement) Contrairement au bonheur, qui est une émotion fugace, l’Ikigai est quelque chose que l’on cultive et qui grandit avec nous.

<IkigAI> : Exactement. Il peut même coexister avec des périodes de souffrance. Certaines personnes traversent des épreuves très difficiles sans perdre leur Ikigai, car elles savent pourquoi elles avancent.

Mirant : (réfléchissant à voix haute) Comme ces écrivains ou artistes qui ont continué à créer malgré la douleur… ou ces personnes engagées dans une cause, qui se battent pour un idéal même lorsque tout semble contre elles.

<IkigAI> : Prends Nelson Mandela, par exemple. Il a passé 27 ans en prison, privé de liberté, soumis à l’injustice et aux privations. Pourtant, il n’a jamais perdu son cap. Son Ikigai était clair : bâtir une Afrique du Sud réconciliée, lutter contre l’apartheid et défendre la justice. Il n’a pas cherché à être « heureux » dans sa cellule, mais il a trouvé du sens dans son combat, et c’est ce qui lui a permis de tenir.

Mirant : (impressionné) Donc, l’Ikigai peut être une force même quand tout s’effondre…

<IkigAI> : Oui, et c’est là sa plus grande différence avec le bonheur. Le bonheur peut disparaître en un instant, mais l’Ikigai, lui, peut te soutenir même dans les moments les plus sombres.

Mirant : (prenant des notes) Alors, au lieu de chercher à être heureux à tout prix, je devrais plutôt me demander ce qui me pousse à continuer, même quand c’est difficile.

<IkigAI> : Et si, en chemin, tu trouves du bonheur, ce sera un beau bonus, mais pas une fin en soi.

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Ikigai et bonheur : une complémentarité plutôt qu’une opposition

Mirant : (jouant distraitement avec un crayon) Bon, je comprends que l’Ikigai est plus profond et plus stable que le bonheur… Mais est-ce que ça signifie qu’on doit oublier l’idée d’être heureux ?

<IkigAI> : Pas du tout, Mirant. L’Ikigai et le bonheur ne sont pas opposés, ils fonctionnent ensemble. L’Ikigai est comme un fleuve qui coule en profondeur, tandis que le bonheur est comme la lumière du soleil qui joue à la surface. Parfois, le ciel est couvert, mais cela ne signifie pas que le fleuve cesse de couler.

Mirant : (hoche la tête) Donc, le bonheur peut être une conséquence de l’Ikigai, mais il ne doit pas être son objectif principal ?

<IkigAI> : Exactement. En poursuivant ton Ikigai, tu expérimenteras forcément des moments de joie, mais aussi des périodes de doute ou d’effort intense. Un artiste qui peint chaque jour peut ressentir du bonheur dans l’instant, mais ce qui le fait tenir, c’est quelque chose de plus grand : l’envie d’exprimer une vision, de transmettre une émotion.

Mirant : (réfléchissant) Je vois… Ce qui explique pourquoi certaines personnes qui semblent heureuses en apparence finissent par ressentir un vide. Elles recherchent peut-être le bonheur immédiat sans construire un véritable Ikigai.

<IkigAI> : C’est tout à fait ça. Imagine quelqu’un qui court après les plaisirs rapides – succès, possessions, reconnaissance – sans avoir un vrai cap. Son bonheur est fragile, car il dépend de choses extérieures qui peuvent disparaître. En revanche, une personne qui suit son Ikigai peut traverser des périodes de doute sans perdre son équilibre.

Mirant : (pensif) Donc, plutôt que de me demander « comment être heureux ? », je devrais plutôt chercher à comprendre ce qui me donne de l’élan, ce qui me pousse à me lever le matin…

<IkigAI> : Exactement, Mirant. Et c’est cette quête qui, en retour, apportera un bonheur plus profond et plus durable.

Mirant : (souriant) Finalement, le bonheur, c’est peut-être juste un compagnon de route de l’Ikigai, mais pas sa destination finale…

<IkigAI> : Tu as tout compris. Trouver son Ikigai, c’est tracer un chemin qui a du sens. Et sur ce chemin, le bonheur surgira naturellement, comme une lumière qui éclaire la route.

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