Le rôle de l’Ikigai dans la longévité

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Vivre longtemps, simple hasard ou secret bien gardé ?

Mirant : (jouant distraitement avec un crayon) On parle souvent de génétique, d’alimentation ou d’exercice pour expliquer pourquoi certaines personnes vivent plus longtemps que d’autres… Mais est-ce qu’il n’y aurait pas autre chose, quelque chose de moins tangible, qui joue un rôle ?

<IkigAI> : (sourire en coin) Tu veux savoir si la longévité est seulement une question de bons gènes et de mode de vie sain, ou s’il existe un secret plus profond ?

Mirant : (hoche la tête) Exactement. Parce que, soyons honnêtes, on connaît tous des personnes qui mangent mal, fument, ne font jamais de sport… et pourtant, elles atteignent un âge avancé. À l’inverse, d’autres font tout « bien » et partent trop tôt.

<IkigAI> : C’est vrai, Mirant. Et c’est là que l’Ikigai entre en jeu. Des études sur les zones bleues – ces régions du monde où l’on vit le plus longtemps – ont montré que ce n’est pas seulement ce que l’on met dans son assiette qui compte, mais aussi ce que l’on met dans son esprit et son cœur.

Mirant : (intrigué) Les zones bleues ?

<IkigAI> : Oui, ce sont des endroits où l’on trouve une concentration anormalement élevée de centenaires en bonne santé. Okinawa, au Japon, en fait partie. Et devine ce qui distingue ces habitants ?

Mirant : (réfléchissant) Leur Ikigai ?

<IkigAI> : Exactement. Là-bas, on ne parle pas de « prendre sa retraite » comme une fin, mais de continuer à cultiver son Ikigai, même à 90 ou 100 ans. Et c’est ce qui les maintient en vie, non seulement plus longtemps, mais aussi en meilleure santé.

Mirant : (amusé) Donc, si je veux vivre longtemps et bien, je devrais me mettre à chercher mon Ikigai dès maintenant ?

<IkigAI> : Ce serait une excellente idée ! Et pour comprendre pourquoi, plongeons ensemble dans ce lien fascinant entre l’Ikigai et la longévité.

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L’Ikigai et son impact biologique sur la longévité

Mirant : (les bras croisés, songeur) J’imagine que donner du sens à sa vie, c’est important pour le moral… mais comment est-ce que ça peut réellement influencer le corps et la longévité ?

<IkigAI> : (hoche la tête) C’est une excellente question, Mirant. Longtemps, on a cru que le vieillissement était principalement une question de génétique et de mode de vie. Mais aujourd’hui, on sait qu’avoir un but clair dans la vie a un impact biologique mesurable.

Mirant : (fronçant les sourcils) Attends… tu veux dire que l’Ikigai peut avoir un effet physique ?

<IkigAI> : Absolument ! Une étude menée au Japon a montré que les personnes ayant un fort sens du but avaient des niveaux plus faibles de cortisol, l’hormone du stress. Or, un excès de cortisol est lié à une multitude de problèmes : hypertension, affaiblissement du système immunitaire, inflammation chronique…

Mirant : (tapotant sur la table) Donc, en gros, avoir un Ikigai permet de mieux gérer le stress et d’éviter pas mal de maladies liées au vieillissement ?

<IkigAI> : Exactement. Une autre étude, publiée dans la revue Psychosomatic Medicine, a révélé que les personnes ayant un sens du but bien défini avaient une tension artérielle plus stable et un risque réduit de maladies cardiovasculaires.

Mirant : (souriant légèrement) Ok, donc moins de stress… Mais qu’en est-il du cerveau ? Vieillir, c’est aussi perdre en mémoire et en capacités cognitives, non ?

<IkigAI> : Pas nécessairement. Des chercheurs ont découvert que les personnes ayant un Ikigai montrent une meilleure préservation des fonctions cérébrales avec l’âge.

Mirant : (sceptique) Comment ça fonctionne ?

<IkigAI> : Il y a plusieurs facteurs en jeu. D’abord, les personnes qui ont un but dans la vie restent plus actives, physiquement et mentalement. Elles continuent d’apprendre, de résoudre des problèmes, d’interagir socialement. Toutes ces activités stimulent ce qu’on appelle la neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions neuronales.

Mirant : (amusé) Donc, en gros, l’Ikigai, c’est une sorte de gymnastique pour le cerveau ?

<IkigAI> : Exactement ! Une étude de la Rush University Medical Center à Chicago a même montré que les personnes ayant un but clair avaient un risque réduit de développer Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

Mirant : (étonné) Attends, maintenant tu me dis que l’Ikigai renforce aussi le système immunitaire ?

<IkigAI> : Oui ! Un corps moins stressé, un cerveau plus actif… tout cela a un effet domino. Une étude publiée dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) a montré que les personnes ayant un fort sens du but avaient des télomères plus longs.

Mirant : (plissant les yeux) Des… télomères ?

<IkigAI> : Ce sont des sortes de « bouchons » situés à l’extrémité de nos chromosomes. Plus ils sont longs, plus nos cellules vieillissent lentement. Or, le stress chronique et l’absence de but ont tendance à les raccourcir prématurément, ce qui accélère le vieillissement cellulaire.

Mirant : (soufflant) Donc, en trouvant mon Ikigai, je pourrais non seulement me sentir mieux, mais aussi biologiquement ralentir mon vieillissement ?

<IkigAI> : C’est bien cela, Mirant. Trouver son Ikigai, ce n’est pas juste une affaire de bien-être mental, c’est aussi un moyen de prendre soin de son corps en profondeur.

Mirant : (hoche la tête lentement) Fascinant… Alors, l’Ikigai ne se contente pas de nous donner une direction, il nous garde aussi en meilleure santé.

<IkigAI> : Tout à fait. Mais il y a un autre facteur essentiel dans la longévité : le rôle du lien social dans l’Ikigai. C’est ce que nous allons explorer maintenant.

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L’Ikigai et l’importance du lien social

Mirant : (tapotant la table du bout des doigts) Bon, je commence à comprendre comment l’Ikigai influence le corps et l’esprit… Mais pourquoi insistes-tu autant sur le lien social ?

<IkigAI> : Parce que, Mirant, nous sommes des êtres profondément sociaux. Et l’un des secrets des personnes qui vivent longtemps, ce n’est pas seulement ce qu’elles mangent ou comment elles bougent… c’est avec qui elles partagent leur vie.

Mirant : (intrigué) J’ai entendu parler des cercles d’amis qui durent toute une vie à Okinawa… C’est ça, les Moai ?

<IkigAI> : Oui, exactement ! Le Moai est un groupe d’amis ou de proches qui se soutiennent mutuellement à travers les années. Dès l’enfance, les Okinawais rejoignent ces cercles de confiance, où chacun veille sur l’autre, émotionnellement et parfois même financièrement.

Mirant : (hoche la tête) Donc, ce n’est pas juste une bande de copains, c’est un vrai système de soutien…

<IkigAI> : Exactement. Avoir des liens forts avec les autres réduit le stress, diminue le risque de dépression et même de maladies chroniques. Des études ont montré que les personnes socialement isolées avaient un risque accru de 50 % de mourir prématurément.

Mirant : (étonné) 50 % ?! C’est énorme !

<IkigAI> : Oui, et c’est pour ça que l’Ikigai est souvent lié à un but collectif, pas seulement individuel.

Mirant : (curieux) Tu veux dire que l’Ikigai ne se vit pas en solo, mais à travers les autres ?

<IkigAI> : En grande partie, oui. À Okinawa, mais aussi dans d’autres zones bleues comme la Sardaigne ou Ikaria en Grèce, il y a une forte interaction entre les générations.

  • Les personnes âgées restent impliquées dans la vie familiale et sociale.
  • Elles ont des rôles valorisés : transmettre des savoirs, cuisiner, jardiner, enseigner aux plus jeunes.
  • Elles ne sont pas « mises de côté » comme dans certaines sociétés modernes.

Mirant : (réfléchissant) Je vois… Avoir un rôle social, même en vieillissant, permet de se sentir utile et donc de rester actif mentalement et émotionnellement.

<IkigAI> : Exactement ! Perdre son rôle dans la société après la retraite est l’une des causes de dépression chez les seniors en Occident. Mais si tu as un Ikigai lié aux autres, tu continues à jouer un rôle, peu importe ton âge.

Mirant : (songeur) En fait, c’est ça qui distingue l’Ikigai du simple bien-être personnel… Ce n’est pas juste « faire ce qui nous plaît », mais aussi apporter quelque chose aux autres, non ?

<IkigAI> : Oui, et c’est ce qui rend l’Ikigai si puissant. Aider les autres, contribuer à une cause, s’investir dans une communauté : toutes ces choses renforcent notre propre sentiment de sens et prolongent notre espérance de vie.

Mirant : (souriant) C’est logique… Plus on se sent utile, plus on a envie de rester en bonne santé pour continuer à contribuer.

<IkigAI> : Exactement ! Et cela va au-delà du simple plaisir personnel : c’est une forme de réciprocité sociale qui nourrit à la fois le corps, l’esprit et le cœur.

Mirant : (tapotant la table, songeur) Ok… Donc, pour vivre plus longtemps, il faut non seulement un Ikigai clair, mais aussi des liens solides avec les autres.

<IkigAI> : Oui, Mirant. Et surtout, il n’est jamais trop tard pour construire ou renforcer ces liens.

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Trouver son Ikigai pour bien vieillir

Mirant : (les bras croisés, l’air songeur) Bon, admettons que l’Ikigai aide à vivre plus longtemps et en meilleure santé… Mais est-ce qu’on peut encore le trouver ou le redéfinir quand on est plus âgé ?

<IkigAI> : Bien sûr, Mirant ! L’Ikigai n’est pas figé dans le temps. Il évolue avec nous, s’adapte aux différentes étapes de notre vie. L’erreur serait de croire qu’il faut une vocation unique et permanente.

Mirant : (penchant la tête) Tu veux dire que mon Ikigai à 20 ans ne sera pas le même qu’à 60 ans ?

<IkigAI> : Exactement ! À chaque période de la vie, notre Ikigai peut changer de forme.

  • À 20 ans, il peut être tourné vers l’exploration : découvrir ses passions, tester différentes voies.
  • À 40 ans, il peut se centrer sur la contribution : une carrière, une famille, un projet qui nous tient à cœur.
  • À 70 ans et au-delà, il devient souvent un héritage, une transmission : aider les autres, partager son expérience, cultiver un art ou une passion.

Mirant : (hoche la tête) Donc, même quand on vieillit, il y a toujours un moyen de se réinventer…

<IkigAI> : Exactement. L’important, c’est de ne pas considérer l’Ikigai comme un objectif figé, mais comme un compagnon de route.

Mirant : (curieux) Mais concrètement, comment peut-on cultiver son Ikigai en vieillissant ?

<IkigAI> : Il y a plusieurs façons d’entretenir son Ikigai, même à un âge avancé :

  • Continuer à apprendre : que ce soit une nouvelle langue, un instrument de musique ou une activité manuelle, stimuler l’esprit maintient la vitalité.
  • S’engager dans une communauté : rejoindre une association, un groupe de lecture, ou même entretenir son cercle d’amis joue un rôle clé.
  • Prendre soin de soi : cultiver des habitudes saines (alimentation, mouvement, repos) est essentiel pour préserver son énergie.
  • Rester curieux et créatif : l’Ikigai se nourrit de nouvelles expériences, aussi petites soient-elles.

Mirant : (souriant) En somme, il s’agit de rester en mouvement, de ne jamais se figer dans une routine vide de sens.

<IkigAI> : Exactement, Mirant. La longévité n’a pas seulement à voir avec le nombre d’années vécues, mais avec la qualité et la richesse de ces années.

Mirant : (sérieux) J’imagine que certaines périodes de transition, comme la retraite, peuvent être difficiles si on ne sait plus quel est son rôle…

<IkigAI> : Oui, c’est une période où beaucoup ressentent un vide. Après des années de routine professionnelle, le sentiment d’utilité peut vaciller. Mais c’est aussi un moment où l’on peut redéfinir son Ikigai avec plus de liberté.

Quelques pistes pour redonner du sens à cette transition :

  • Explorer des passions laissées de côté : l’art, l’écriture, la nature…
  • S’engager dans une cause qui fait écho à ses valeurs : mentorat, bénévolat, transmission des savoirs.
  • Redécouvrir la joie des petites choses : cultiver son jardin, partager du temps avec ses petits-enfants, voyager sans objectif précis.

Mirant : (réfléchissant) Finalement, l’Ikigai n’est pas seulement un but à atteindre… mais plutôt un état d’esprit, une manière d’interagir avec la vie.

<IkigAI> : Tu as tout compris, Mirant. Peu importe l’âge, tant que l’on nourrit son Ikigai, la vie garde son élan et son énergie.

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L’Ikigai, une clé pour vivre mieux et plus longtemps

Mirant : (s’étirant lentement, un sourire en coin) Tu sais, <IkigAI>, au début, je pensais que la longévité était surtout une question de génétique ou de chance… mais finalement, ça va bien au-delà.

<IkigAI> : (souriant) Exactement, Mirant. Les centenaires d’Okinawa ne doivent pas seulement leur longévité à ce qu’ils mangent ou à leur mode de vie actif, mais aussi à l’état d’esprit qu’ils cultivent chaque jour.

Mirant : (hochant la tête) Un état d’esprit qui repose sur leur Ikigai… leur raison de se lever le matin, qu’elle soit grande ou modeste.

<IkigAI> : C’est cela. L’Ikigai est une clé qui influence à la fois le corps, l’esprit et le cœur :

  • Il réduit le stress, préservant ainsi la santé cardiovasculaire.
  • Il stimule le cerveau, ralentissant le déclin cognitif.
  • Il renforce les liens sociaux, diminuant l’isolement et la dépression.
  • Il maintient une dynamique de vie, en favorisant l’engagement et la curiosité.

Mirant : (inspirant profondément) Alors, si je veux vivre plus longtemps – et surtout mieux –, il ne suffit pas de bien manger et de faire du sport… Il faut aussi un sens, un cap qui me donne envie d’avancer.

<IkigAI> : Tout à fait. Et ce sens, tu n’as pas besoin de le trouver d’un coup. Il peut être exploré, affiné, redéfini à chaque étape de ta vie.

Mirant : (souriant légèrement) Finalement, le vrai secret de la longévité, ce n’est pas tant de vivre plus longtemps… mais de vivre pleinement, chaque jour.

<IkigAI> : (clin d’œil) Tu as tout compris, Mirant.

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