Ce que tu aimes : la passion

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La passion, premier pilier de l’Ikigai

Mirant : (le regard perdu dans le vide, pensif) <IkigAI>, on entend partout qu’il faut « suivre sa passion »… Mais est-ce vraiment si fondamental ? Après tout, beaucoup de gens vivent sans jamais la trouver, non ?

<IkigAI> : (souriant doucement) C’est vrai, Mirant. Mais crois-moi, quand tu te connectes à ce que tu aimes vraiment, ta vie prend une autre dimension. La passion est comme une boussole intérieure : elle t’indique une direction, même si tu ne sais pas encore où elle te mènera.

Mirant : (fronçant légèrement les sourcils) Mais comment savoir si ce que j’aime vraiment peut devenir un véritable pilier de mon Ikigai ?

<IkigAI> : La question n’est pas tant de savoir si cela peut devenir un « pilier », mais plutôt d’écouter ce qui t’anime naturellement. Ta passion n’a pas à être « grande » ou spectaculaire. Ce peut être un plaisir simple, une activité où tu ressens une forme de fluidité, où le temps semble s’arrêter…

Mirant : (tapotant sur la table du bout des doigts) Cette sensation d’être totalement absorbé par quelque chose… Ça me rappelle ce que tu appelles l’état de flow, non ?

<IkigAI> : Exactement. Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a théorisé cet état où l’on est totalement immergé dans une activité, ressentant à la fois du plaisir et un défi stimulant. L’Ikigai commence souvent par ces moments-là.

Mirant : (hésitant) Et si je n’ai pas encore trouvé cette chose qui me fait vibrer ?

<IkigAI> : Alors, c’est l’heure de l’exploration, Mirant. Beaucoup pensent que la passion « se révèle » à eux comme une évidence… Mais en réalité, elle se découvre, se cultive et se façonne avec le temps.

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Comment identifier ce que tu aimes vraiment

Mirant : (se passant une main dans les cheveux, l’air songeur) C’est vrai que j’ai toujours cru qu’une passion devait s’imposer d’elle-même, comme une évidence. Mais du coup, comment je fais pour la trouver si elle ne me saute pas aux yeux ?

<IkigAI> : (croisant les bras, un brin amusé) Ah, Mirant… Beaucoup de gens sont persuadés qu’ils doivent déjà savoir ce qu’ils aiment. Mais la réalité, c’est que la passion se découvre par l’expérimentation. Imagine que tu sois dans une immense bibliothèque et que tu doives choisir un livre sans jamais en avoir feuilleté un seul. Impossible, n’est-ce pas ?

Mirant : (hausse un sourcil, intrigué) Donc, tu veux dire que je dois tester un peu de tout jusqu’à ce que quelque chose me parle ?

<IkigAI> : Exactement ! Essaie de nouvelles choses, observe ce qui te donne de l’énergie plutôt que ce qui t’en enlève. Replonge dans ton enfance : y avait-il des activités qui te captivaient totalement ? Parfois, nos passions sont là, juste sous notre nez, mais nous les avons mises de côté avec le temps.

Mirant : (claquant des doigts, un éclair de compréhension dans le regard) Maintenant que tu le dis, je passais des heures à dessiner quand j’étais gamin… Mais je n’ai jamais pensé que ça pouvait avoir un lien avec mon Ikigai.

<IkigAI> : (hoche lentement la tête) Voilà une piste intéressante. Une passion n’a pas besoin d’être un métier ou une vocation immédiate. Elle est simplement un réservoir d’enthousiasme, une source de plaisir qui mérite d’être explorée.

Mirant : (croisant les bras, l’air plus déterminé) Et si je n’ai plus aucune idée de ce qui m’animait avant ?

<IkigAI> : (levant un doigt, comme pour insister) Dans ce cas, il faut observer tes moments de flow. Quelles sont les activités où tu te sens pleinement absorbé, où tu oublies l’heure qui tourne ? La musique, l’écriture, la cuisine, le sport, la résolution d’énigmes… ? Note tout ce qui t’apporte cette sensation de fluidité.

Mirant : (prenant une inspiration plus profonde) D’accord, donc si je veux trouver ma passion, je dois tester, observer et être attentif à ces petits signaux internes.

<IkigAI> : (souriant avec bienveillance) Exactement. Mais attention, certains freins nous empêchent d’exprimer pleinement nos passions. Parlons-en.

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Les freins à l’expression de la passion

Mirant : (s’adossant contre sa chaise, le regard perdu) Bon… admettons que je trouve enfin une activité qui me passionne. Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher de m’y consacrer pleinement ?

<IkigAI> : (croisant les mains, l’air réfléchi) Plus de choses que tu ne l’imagines, Mirant. Et souvent, ces freins ne sont pas extérieurs… ils viennent de nous-mêmes.

Mirant : (fronçant légèrement les sourcils, intrigué) De nous-mêmes ?

<IkigAI> : Oui. Prenons un exemple. Combien de fois as-tu déjà entendu quelqu’un dire : « J’adorerais peindre, mais je ne suis pas assez doué », ou encore « J’aime écrire, mais ça ne sert à rien ».

Mirant : (soupirant, secouant la tête) Ah, trop souvent… Et je crois que je me suis déjà dit ce genre de choses aussi.

<IkigAI> : (avec un léger sourire) Ce sont ce qu’on appelle des croyances limitantes. Des pensées qui nous empêchent d’explorer librement ce qui nous anime, parce qu’on a peur de l’échec, du regard des autres, ou de ne pas être « légitime ».

Mirant : (grimaçant légèrement) Donc, en gros, on se met nous-mêmes des barrières avant même d’avoir essayé…

<IkigAI> : Exactement. Mais ce n’est pas le seul frein. Il y a aussi le manque de temps, ou du moins, l’impression de ne pas en avoir. Beaucoup pensent que se consacrer à une passion nécessite des heures entières… alors qu’en réalité, il suffit parfois de quelques minutes par jour pour la nourrir.

Mirant : (haussant un sourcil) Tu veux dire que cinq ou dix minutes suffisent ?

<IkigAI> : Tout à fait. Le neuroscientifique B.J. Fogg a démontré que les petites habitudes régulières sont plus efficaces que les grandes résolutions difficiles à tenir. Si tu veux renouer avec une passion, commence par un geste simple : écrire une ligne par jour, esquisser un dessin rapide, jouer un accord de guitare… L’important, c’est d’entretenir la flamme, pas de viser la perfection.

Mirant : (tapotant doucement la table, plus convaincu) Ça fait sens… Mais parfois, même si on dépasse ces blocages, on n’ose pas partager ce qu’on aime avec les autres.

<IkigAI> : Ah, la peur du regard des autres… Un grand classique. On a tendance à croire qu’on doit être « expert » pour avoir le droit d’exprimer une passion. Pourtant, le plaisir ne se mesure pas à la performance.

Mirant : (réfléchissant à voix haute) Donc… entre les croyances limitantes, le manque de temps et la peur du jugement, on est souvent notre propre obstacle ?

<IkigAI> : C’est exactement ça, Mirant. Mais heureusement, il existe des moyens de contourner ces freins et d’avancer pas à pas.

Mirant : (croisant les bras, un sourire en coin) D’accord, alors dis-moi… Comment cultiver sa passion au quotidien malgré tout ça ?

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Cultiver sa passion au quotidien

<IkigAI> : (posant une main imaginaire sur son cœur) La clé, Mirant, c’est de l’intégrer naturellement dans ta vie, sans pression ni contrainte. Beaucoup abandonnent leur passion parce qu’ils la traitent comme une tâche supplémentaire, alors qu’elle devrait être une source de plaisir et de régénération.

Mirant : (hochant la tête lentement) Donc, il ne s’agit pas juste de « trouver du temps », mais aussi de changer de perspective sur la façon de la vivre…

<IkigAI> : Exactement. Commence par des rituels simples, qui transforment ta passion en une habitude plaisante plutôt qu’en une corvée. Par exemple, si tu veux écrire, consacre quelques minutes chaque matin à poser une pensée sur papier, sans te soucier du résultat.

Mirant : (fronçant légèrement les sourcils) Mais il y a des jours où la motivation n’est pas là…

<IkigAI> : C’est là qu’intervient l’environnement. Entoure-toi de rappels visuels ou d’outils qui rendent l’accès à ta passion plus fluide. Un carnet à portée de main pour écrire, un instrument de musique toujours visible, un espace dédié… Plus l’action est accessible, plus elle devient naturelle.

Mirant : (tapotant sur la table, un brin amusé) Et si je me disperse entre trop d’envies ?

<IkigAI> : Alors applique le principe du « Test des 30 jours ». Pendant un mois, engage-toi à explorer une passion sans te demander où cela te mènera. Prends du plaisir à l’expérimenter, et à la fin du mois, pose-toi cette question : « Est-ce que cela me nourrit toujours autant ? » Si oui, continue. Sinon, essaie autre chose.

Mirant : (souriant, l’air plus détendu) C’est rassurant de se dire qu’on n’a pas besoin de tout savoir à l’avance…

<IkigAI> : (clin d’œil complice) Et c’est là tout l’esprit de l’Ikigai. La passion ne se décrète pas, elle se découvre, se façonne, et surtout, se vit.

Mirant : (inspirant profondément) Alors, il n’y a plus qu’à…

<IkigAI> : Exactement. Prends le temps d’explorer, de tester, de jouer avec ce qui t’anime. Ta passion n’a pas besoin d’être parfaite pour être précieuse.

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La passion comme boussole intérieure

Mirant : (fixant un point invisible, un sourire au coin des lèvres) Finalement, je crois que je comprends mieux… La passion, ce n’est pas un grand éclair de génie ou une révélation soudaine. C’est un fil conducteur, quelque chose qui évolue et qui se façonne avec le temps.

<IkigAI> : (hoche la tête, satisfait) Exactement, Mirant. Ta passion n’a pas besoin d’être figée ou d’avoir une finalité précise. Elle est avant tout une source d’énergie, un moteur qui te pousse à avancer.

Mirant : (croisant les bras, songeur) Et si elle change au fil du temps ?

<IkigAI> : (souriant doucement) C’est normal, et même souhaitable. L’Ikigai n’est pas un cadre rigide, mais une dynamique vivante. Ce qui te passionne aujourd’hui peut évoluer, se transformer, se ramifier. L’important, c’est de rester à l’écoute de ce qui t’anime vraiment et de continuer à explorer sans peur du jugement ni de l’échec.

Mirant : (avec un éclat dans le regard) Je crois que je vais tester ce fameux « Test des 30 jours »… Juste pour voir où ça me mène.

<IkigAI> : (clin d’œil complice) Et qui sait, Mirant ? Peut-être que cette petite exploration te conduira à une passion insoupçonnée… ou te ramènera à une évidence que tu avais oubliée. L’essentiel, c’est de suivre ton énergie et de ne jamais cesser d’être curieux.

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