Les idées fausses sur l’Ikigai

Pourquoi tant d’idées reçues sur l’Ikigai ?

Mirant : (fronçant les sourcils) L’Ikigai est partout : livres, vidéos, formations… Mais j’ai l’impression qu’il est souvent présenté de manière simpliste. Comment expliquer qu’autant d’idées fausses circulent à son sujet ?

<IkigAI> : (souriant) L’Ikigai est un concept profond, mais il est devenu un phénomène mondial. Et comme souvent, quand une idée traverse les cultures, elle est remodelée, simplifiée, parfois même détournée.

Mirant : (hochant la tête) C’est vrai que beaucoup de gens le réduisent à une méthode infaillible pour « trouver sa passion » ou « réussir sa carrière ».

<IkigAI> : C’est l’un des plus grands malentendus. L’Ikigai, dans son essence japonaise, est bien plus qu’un outil de développement personnel. Il s’inscrit dans une vision de la vie où l’harmonie et la continuité priment sur la performance et la réussite.

Mirant : (curieux) Donc l’image qu’on en a en Occident n’est pas vraiment fidèle ?

<IkigAI> : Pas toujours. Beaucoup d’ouvrages et de conférences associent l’Ikigai à un schéma en quatre cercles, qui croise passion, mission, vocation et profession. Ce modèle est séduisant, mais il ne vient pas du Japon !

Mirant : (étonné) Attends… ce schéma n’a rien à voir avec l’Ikigai japonais ?

<IkigAI> : Non, il a été popularisé par des coachs et consultants, mais il ne reflète pas la manière dont les Japonais vivent l’Ikigai. C’est une des nombreuses simplifications qui ont contribué à diffuser des idées fausses.

Mirant : (rire) Voilà qui mérite quelques clarifications ! Quelles sont les erreurs les plus courantes sur l’Ikigai ?

<IkigAI> : Suis-moi, nous allons les déconstruire une à une…

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L’Ikigai est une méthode pour devenir riche et réussir sa carrière

Mirant : (soupirant) J’ai souvent vu des titres accrocheurs du type « Trouvez votre Ikigai et ne travaillez plus jamais un seul jour de votre vie ! »… Ça fait rêver, mais c’est vraiment ça, l’Ikigai ?

<IkigAI> : (secouant doucement la tête) Pas exactement, Mirant. L’Ikigai n’est pas une méthode miracle pour faire fortune ou transformer sa passion en carrière idéale. Pourtant, cette idée s’est largement répandue, notamment à cause d’une représentation visuelle très populaire : le schéma en quatre cercles.

Mirant : (intrigué) Tu veux dire celui qui montre l’Ikigai comme l’intersection entre ce que tu aimes, ce dans quoi tu es bon, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi tu peux être payé ?

<IkigAI> : Oui, c’est bien celui-là. Ce schéma est un outil intéressant pour structurer une réflexion, et d’ailleurs, nous nous en servons aussi dans certains articles du blog pour aider à mieux comprendre les différentes dimensions de l’Ikigai.

Mirant : (hochant la tête) Donc ce modèle est utile, mais il ne dit pas tout ?

<IkigAI> : Exactement. Il offre un cadre clair pour explorer l’Ikigai sous l’angle professionnel et vocationnel, mais il ne faut pas le confondre avec la vision japonaise du concept. Au Japon, l’Ikigai est bien plus vaste : il peut se trouver dans des choses très simples, indépendamment du travail ou de la réussite financière.

Mirant : (réfléchissant) Donc, quelqu’un peut très bien avoir un Ikigai en dehors de sa carrière ?

<IkigAI> : Tout à fait. De nombreux Japonais trouvent leur Ikigai dans des passions personnelles, des relations humaines, ou même des petits plaisirs du quotidien. Ce blog explore ces différentes facettes, et si nous utilisons parfois le modèle des quatre cercles pour aider à y voir plus clair, nous rappelons aussi que l’Ikigai ne se limite pas à cela. Ce présent article vise justement à prendre du recul et à rappeler la profondeur du concept.

Mirant : (souriant) Je comprends mieux ! Il ne faut pas rejeter complètement cette représentation, mais il faut garder en tête que l’Ikigai ne se résume pas à un simple schéma.

<IkigAI> : Exactement, Mirant. Et il y a une autre idée reçue qu’on entend souvent : celle qui prétend que l’Ikigai doit forcément être une passion exceptionnelle… Parlons-en.

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L’Ikigai est forcément une passion ou un talent exceptionnel

Mirant : (pensif) J’ai remarqué que beaucoup de gens parlent de l’Ikigai comme s’il s’agissait d’une vocation grandiose ou d’un talent unique. On dirait presque qu’il faut être un artiste accompli ou un entrepreneur visionnaire pour avoir un Ikigai…

<IkigAI> : (souriant) C’est une autre déformation courante. On associe souvent l’Ikigai à une quête d’exception, comme s’il fallait découvrir une mission extraordinaire pour donner du sens à sa vie. Mais en réalité, l’Ikigai peut être infiniment plus simple.

Mirant : (intrigué) Simple, comment ?

<IkigAI> : Pour beaucoup de Japonais, l’Ikigai se trouve dans les petites choses du quotidien. Ce peut être le plaisir de jardiner, de partager un repas avec ses proches, d’exercer un métier avec dévouement, ou simplement d’admirer les saisons passer. Il n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être profond.

Mirant : (fronçant les sourcils) Ça me rappelle la philosophie du shokunin… Cette idée que l’on peut mettre de la passion et du soin dans les gestes les plus modestes.

<IkigAI> : Exactement. Un artisan qui perfectionne son savoir-faire jour après jour peut trouver son Ikigai dans son engagement. Un enseignant qui accompagne ses élèves avec bienveillance aussi. Il n’est pas nécessaire de chercher à révolutionner le monde.

Mirant : (hochant la tête) Ça casse un peu l’idée qu’on doit absolument se distinguer ou accomplir quelque chose d’extraordinaire…

<IkigAI> : Oui, et c’est une bonne nouvelle. L’Ikigai n’est pas une pression supplémentaire, mais un ancrage. Il est là pour enrichir ta vie, pas pour t’obliger à accomplir un exploit.

Mirant : (rire) Finalement, c’est peut-être cette quête effrénée d’un Ikigai extraordinaire qui empêche certaines personnes de le voir dans leur quotidien.

<IkigAI> : Tu mets le doigt sur une vérité essentielle, Mirant. Et cela nous amène à une autre idée reçue : celle qui prétend que l’Ikigai est un objectif fixe, immuable dans le temps… Voyons pourquoi c’est une erreur.

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L’Ikigai se trouve une fois pour toutes et ne change pas

Mirant : (croisant les bras) Bon, imaginons que je découvre mon Ikigai… Est-ce que ça veut dire que je l’aurai trouvé pour toute ma vie, comme une révélation ultime ?

<IkigAI> : (secouant la tête) Ah, Mirant, c’est une autre illusion fréquente. Beaucoup de gens pensent que l’Ikigai est une destination fixe, une vérité unique qu’il suffirait de découvrir une fois pour être comblé à jamais. Mais l’Ikigai, comme la vie elle-même, évolue.

Mirant : (intrigué) Tu veux dire qu’il peut changer avec le temps ?

<IkigAI> : Exactement. Ce qui te donne de la joie et du sens aujourd’hui ne sera peut-être plus le même dans dix ans. Les aspirations changent, les priorités évoluent, et ton Ikigai avec elles.

Un Ikigai en mouvement

Mirant : (réfléchissant) C’est logique… Un enfant peut trouver son Ikigai dans le jeu, un adulte dans sa carrière ou sa famille, et une personne âgée dans la transmission ou la contemplation.

<IkigAI> : Tout à fait. Une étude menée au Japon a révélé que les personnes âgées associent souvent leur Ikigai à leurs relations humaines et à leur contribution à la communauté, tandis que les plus jeunes le cherchent davantage dans l’accomplissement personnel et professionnel.

Mirant : (hochant la tête) Donc, ce n’est pas grave si je ne trouve pas un Ikigai “parfait” aujourd’hui, puisque de toute façon il peut évoluer ?

<IkigAI> : Exactement ! L’important est de rester à l’écoute de soi et d’accepter que l’Ikigai ne soit pas un objectif figé, mais une boussole qui s’ajuste en fonction de ton vécu et de tes expériences.

Mirant : (rire) Finalement, ce qui semble être une pression – trouver son Ikigai une bonne fois pour toutes – devient une liberté. On peut le redécouvrir à chaque étape de sa vie.

<IkigAI> : C’est précisément l’état d’esprit à adopter. L’Ikigai est un compagnon de route, pas une destination finale.

Mirant : (motivé) Je crois que j’ai maintenant une vision plus claire de ce qu’il est… et de ce qu’il n’est pas !

<IkigAI> : Parfait. Résumons tout cela pour bien ancrer ces nuances essentielles.

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Retrouver l’essence authentique de l’Ikigai

Mirant : (souriant) Eh bien, ça fait du bien de déconstruire certaines idées reçues. L’Ikigai n’est ni une recette pour devenir riche, ni une quête d’exception, ni un objectif figé… mais alors, comment le définir avec justesse ?

<IkigAI> : (doucement) L’Ikigai est avant tout une manière d’être, une façon d’interagir avec la vie en trouvant du sens dans ce que l’on fait, au quotidien. Il ne se limite pas à un grand projet ou à une carrière idéale : il peut être multiple, discret, et même évoluer au fil du temps.

Les grandes leçons à retenir

  • L’Ikigai n’est pas un plan de réussite professionnelle : il ne se limite pas à une intersection logique entre travail et passion.
  • Il ne repose pas forcément sur une vocation unique ou un talent exceptionnel : il peut se trouver dans les plaisirs simples, les relations humaines ou la quête d’amélioration personnelle.
  • Il n’est pas figé : il évolue avec la vie et les expériences, s’adaptant aux différentes étapes de notre parcours.

Mirant : (hochant la tête) Je comprends mieux maintenant. L’Ikigai, c’est finalement une relation vivante avec ce qui nous anime, sans chercher à le figer dans une définition trop rigide.

<IkigAI> : Exactement. C’est pour cela que nous explorons ses différentes facettes dans ce blog : certains articles utilisent des schémas et des exercices pour structurer la réflexion, tandis que d’autres, comme celui-ci, aident à en saisir la profondeur et les nuances.

Mirant : (clin d’œil) Ça veut dire que ma quête ne fait que commencer…

<IkigAI> : (souriant) Et heureusement ! Car l’Ikigai n’est pas une destination à atteindre, mais un chemin à parcourir.

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Pour aller plus loin :

L’histoire et l’origine de l’Ikigai

L’ikigai et la culture japonaise

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