L’Ikigai est il un chemin vers le bonheur ?

L’illusion du bonheur comme but ultime

Mirant : (pensif) Depuis toujours, on nous répète que le but de la vie, c’est d’être heureux. On le recherche dans la réussite, dans l’amour, dans les plaisirs… Pourtant, plus on essaie de l’attraper, plus il semble nous échapper.

<IkigAI> : (doux sourire) C’est bien là l’ironie du bonheur, Mirant. Il se comporte comme une ombre : dès qu’on se met à le poursuivre, il recule.

Mirant : (fronçant les sourcils) Tu veux dire que le problème, ce n’est pas le bonheur lui-même, mais la manière dont on le cherche ?

<IkigAI> : Exactement. La société moderne nous pousse à considérer le bonheur comme une récompense à obtenir, une sorte de trophée après avoir coché toutes les cases du succès. Mais ce modèle repose sur une illusion : celle d’un bonheur stable, permanent.

Mirant : (hochant la tête) Oui, et c’est toujours la même histoire… On pense que la prochaine promotion, la prochaine relation, ou le prochain voyage nous rendra enfin heureux. Mais une fois qu’on l’a obtenu, l’excitation retombe, et on se met à chercher la prochaine chose.

<IkigAI> : (souriant) Ce phénomène porte un nom : l’adaptation hédonique. C’est un concept étudié en psychologie qui montre que l’humain a tendance à revenir à son niveau habituel de bonheur, même après un grand succès ou un immense plaisir.

Mirant : (fronçant les sourcils) Donc, même si je décroche le travail de mes rêves ou que je gagne à la loterie, mon cerveau finira par s’y habituer ?

<IkigAI> : Exactement. C’est pour cela que les plaisirs immédiats sont une satisfaction temporaire, mais jamais une réponse durable.

Mirant : (réfléchissant) Alors, l’Ikigai pourrait être une alternative à cette course sans fin ?

<IkigAI> : C’est précisément ce que nous allons explorer…

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L’Ikigai : une dynamique qui dépasse le bonheur

Mirant : (curieux) Si le bonheur est éphémère et insaisissable, alors pourquoi tant de gens associent l’Ikigai à la quête du bonheur ?

<IkigAI> : Parce que l’Ikigai apporte un bien-être plus profond, une forme de satisfaction qui ne dépend pas d’émotions passagères. Mais ce n’est pas du bonheur au sens classique du terme. L’Ikigai n’est pas une explosion de joie, c’est une force qui te fait avancer, même quand le ciel est gris.

Mirant : (songeur) Une sorte de feu intérieur qui brûle même quand le vent souffle fort…

<IkigAI> : Belle image, Mirant. C’est d’ailleurs ce qui distingue l’Ikigai d’une simple recherche de plaisir. Il est souvent accompagné d’efforts, de persévérance et parfois même de douleur.

<IkigAI> : Prends l’exemple des grands créateurs, chercheurs ou humanitaires. Beaucoup ont suivi leur Ikigai en traversant des épreuves immenses. Regarde Viktor Frankl, psychiatre et survivant des camps de concentration : il a trouvé du sens à sa souffrance en aidant les autres à en faire de même. Ou encore Marie Curie, qui a consacré sa vie à la science, malgré les obstacles et les drames personnels.

Mirant : (impressionné) Ils n’ont pas toujours été « heureux », mais ils ont trouvé quelque chose de plus fort que le bonheur…

<IkigAI> : Oui, et c’est ce qui leur a permis de tenir. Une étude menée par Tohoku University au Japon a montré que les personnes ayant un Ikigai ressentaient une plus grande stabilité émotionnelle, même en période de crise.

Mirant : (fronçant les sourcils) Donc, l’Ikigai ne rend pas forcément heureux sur le moment, mais il construit une forme de bien-être plus durable ?

<IkigAI> : Exactement. L’Ikigai ne cherche pas à éviter la souffrance, il l’intègre dans un parcours plus vaste. C’est une dynamique qui transcende le bonheur immédiat pour tisser quelque chose de plus profond : un lien entre toi et ce qui a du sens pour toi.

Mirant : (souriant) Je commence à comprendre. Mais alors, est-il possible d’être heureux sans Ikigai ? Et inversement, peut-on suivre son Ikigai sans être heureux ?

<IkigAI> : C’est une excellente question, Mirant… explorons-la ensemble.

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Peut-on être heureux sans Ikigai ? Peut-on suivre son Ikigai sans être heureux ?

Mirant : (plissant les yeux) L’Ikigai semble être une force qui porte à travers le temps, mais est-il indispensable pour être heureux ?

<IkigAI> : Pas nécessairement, Mirant. On peut tout à fait ressentir du bonheur sans avoir trouvé son Ikigai. Après tout, le bonheur peut surgir d’un instant simple : un bon repas, une belle rencontre, une réussite personnelle.

Mirant : (hochant la tête) C’est vrai… On peut vivre des moments de joie sans avoir un sens profond à sa vie.

<IkigAI> : Oui, mais ce bonheur est souvent fragile, dépendant des circonstances extérieures. Une étude menée par Ed Diener, un des pionniers de la psychologie positive, montre que le bonheur ressenti dans l’instant est volatile. Il est influencé par notre environnement, notre état de santé, ou même la météo du jour !

Mirant : (amusé) Donc, sans Ikigai, on peut être heureux… mais ce bonheur a tendance à s’évaporer facilement ?

<IkigAI> : Exactement. À l’inverse, on peut suivre son Ikigai sans être heureux dans l’instant.

Un Ikigai qui traverse les épreuves

Mirant : (fronçant les sourcils) Comment ça ? Si l’Ikigai donne du sens, pourquoi ne rendrait-il pas toujours heureux ?

<IkigAI> : Parce que le sens ne garantit pas l’absence de souffrance. Un médecin qui consacre sa vie à soigner des patients en zone de guerre peut éprouver une grande fatigue, du stress, voire du désespoir, mais cela ne signifie pas qu’il a perdu son Ikigai.

Mirant : (réfléchissant) Je vois… C’est comme ces artistes ou chercheurs qui traversent des années de doute, mais qui continuent malgré tout parce qu’ils sentent que leur travail a une valeur.

<IkigAI> : Exactement. L’Ikigai ne promet pas une vie exempte de difficultés, mais il donne une direction qui permet de les affronter avec plus de résilience.

Ce que disent les recherches japonaises

<IkigAI> : Au Japon, plusieurs études ont montré que les personnes ayant un Ikigai vivent souvent plus longtemps et en meilleure santé. Une étude menée par Noriyuki Nakanishi sur plus de 40 000 Japonais a révélé que ceux qui déclaraient avoir un Ikigai avaient un risque de mortalité réduit de 24 %.

Mirant : (étonné) 24 % ?! Mais pourquoi ?

<IkigAI> : Parce que l’Ikigai agit comme un facteur protecteur : il réduit le stress, favorise des comportements plus sains et maintient une motivation au quotidien. Même si ces personnes ne sont pas « heureuses » tout le temps, elles ont une boussole intérieure qui leur permet d’avancer.

Mirant : (souriant) Donc, l’Ikigai est plus qu’un simple chemin vers le bonheur… c’est un ancrage dans un monde parfois chaotique.

<IkigAI> : Tout à fait, Mirant. Et c’est précisément ce que nous allons voir à présent.

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L’Ikigai comme ancrage dans un monde incertain

Mirant : (regardant le ciel) C’est vrai que la vie est souvent imprévisible. On peut perdre un emploi, voir une relation s’effriter, tomber malade… Si on compte uniquement sur le bonheur, on risque de tomber de haut quand tout bascule.

<IkigAI> : (doux sourire) Voilà pourquoi l’Ikigai est une force précieuse. Il ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de ce qui nous relie à quelque chose de plus grand que nous-mêmes.

Un repère intérieur dans un monde changeant

Mirant : (fronçant les sourcils) Tu veux dire que l’Ikigai est une sorte de stabilité intérieure, même quand tout s’effondre autour de nous ?

<IkigAI> : Exactement. Le bonheur est fragile car il repose sur des émotions fluctuantes, tandis que l’Ikigai s’ancre dans un engagement de long terme. Il ne disparaît pas au premier obstacle.

Mirant : (réfléchissant) Ça me rappelle le concept japonais de mono no aware… Cette idée que tout est impermanent, mais que l’on peut trouver de la beauté et du sens dans cette impermanence.

<IkigAI> : Belle référence, Mirant. Mono no aware nous apprend à accepter que tout change, mais aussi à vivre pleinement ce qui est, sans s’y accrocher avec peur ou regret. L’Ikigai fonctionne de la même manière : il évolue avec nous, sans jamais être figé.

Pratiques concrètes pour cultiver son Ikigai au quotidien

Mirant : (croisant les bras) D’accord, mais concrètement, comment peut-on cultiver son Ikigai pour ne pas être balloté par les aléas de la vie ?

<IkigAI> : Il existe plusieurs pratiques simples :

  1. Se poser la question « Pourquoi est-ce que je me lève le matin ? »
    • Pas besoin de réponse grandiose. Parfois, une petite raison suffit : un projet, une passion, une personne chère.
  2. Observer ses micro-joies quotidiennes
    • Un sourire échangé, un livre passionnant, une tasse de thé… L’Ikigai se niche souvent dans les détails.
  3. Entretenir un lien avec une communauté ou un projet qui dépasse sa propre personne
    • Les recherches montrent que le sentiment d’appartenance renforce la résilience psychologique.
  4. Accepter l’imperfection et l’évolution de son Ikigai
    • L’Ikigai n’est pas une vérité figée. Il change avec nous. Ce qui était source de sens à 20 ans ne l’est pas forcément à 50 ans.

Mirant : (souriant) Ça me rassure… Ça veut dire que je n’ai pas besoin de « trouver » mon Ikigai une fois pour toutes. Je peux le laisser se révéler progressivement.

<IkigAI> : Exactement, Mirant. C’est un dialogue avec toi-même, pas une équation à résoudre.

Mirant : (motivé) Bon, alors résumons tout ça avant de conclure.

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Trouver une harmonie entre Ikigai et bonheur

Mirant : (sourire en coin) Alors, si je résume… Le bonheur est une lumière fugace, tandis que l’Ikigai est la flamme qui continue de brûler, même dans l’obscurité ?

<IkigAI> : (hoche la tête) Une belle métaphore, Mirant. L’Ikigai ne chasse pas la souffrance, mais il lui donne un sens. Il n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être puissant.

  • Le bonheur est une émotion temporaire, influencée par les circonstances extérieures.
  • L’Ikigai est une force intérieure, un moteur qui nous pousse à avancer, même quand la route est difficile.
  • Les deux ne sont pas opposés : l’Ikigai peut mener à des moments de bonheur, mais il ne repose pas sur eux.

Mirant : (pensif) Donc, plutôt que de chercher le bonheur comme un but, il vaut mieux cultiver un Ikigai qui nous porte… Et laisser le bonheur venir naturellement, quand il le veut.

<IkigAI> : Exactement. C’est la différence entre courir après un papillon et créer un jardin où il viendra se poser de lui-même.

Mirant : (éclairé) J’aime cette image ! Ça me donne envie de revoir ma manière de chercher le bonheur… ou plutôt de le laisser surgir sur mon chemin.

<IkigAI> : (souriant) Alors, marche à ton rythme, Mirant. Trouve ce qui te fait avancer, et le reste suivra.

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