L’incertitude, une réalité inévitable
Mirant : Tu sais, <IkigAI>, parfois, j’aimerais juste être sûr. Savoir que je fais le bon choix, que je vais dans la bonne direction. Mais il y a toujours ce doute, cette impression de marcher dans le brouillard.
<IkigAI> : L’incertitude est l’une des seules certitudes de l’existence, Mirant. Aucun chemin n’est parfaitement tracé, et même ceux qui semblent avoir tout planifié finissent par être surpris par la vie.
Mirant : Je comprends… mais pourquoi est-ce si inconfortable ? Pourquoi a-t-on autant de mal à vivre avec le doute ?
<IkigAI> : Parce que notre esprit cherche naturellement à éviter l’inconnu. Depuis toujours, l’humain associe l’incertitude au danger. Quand nous ne savons pas à quoi nous attendre, notre cerveau active ses mécanismes de défense : l’anxiété, l’indécision, parfois même la paralysie.
Mirant : C’est comme si mon esprit préférait une mauvaise certitude plutôt qu’une absence de réponse…
<IkigAI> : Exactement. C’est ce qui explique pourquoi certaines personnes restent dans des situations qui ne les rendent pas heureuses, simplement parce qu’elles leur sont familières. Mieux vaut, pensent-elles, une cage dont elles connaissent les barreaux qu’un horizon incertain.
Mirant : Et pourtant, la vie elle-même est imprévisible…
<IkigAI> : Oui, et c’est pourquoi apprendre à naviguer l’incertitude est essentiel. Ce n’est pas en cherchant à tout contrôler que l’on trouve la sérénité, mais en développant une confiance dans sa propre capacité à avancer, même sans carte précise.
Mirant : Donc, au lieu d’attendre des réponses extérieures, je devrais apprendre à m’ancrer autrement ?
<IkigAI> : C’est exactement ce dont nous allons parler maintenant…
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L’Ikigai comme ancrage face à l’inconnu
Mirant : Bon, d’accord… Je ne peux pas contrôler l’incertitude. Mais alors, comment éviter de me sentir complètement perdu quand tout semble flou ?
<IkigAI> : En trouvant un point d’ancrage. Non pas une certitude absolue, mais une direction intérieure qui te permet d’avancer, même sans voir tout le chemin.
Mirant : Un peu comme une étoile dans le ciel… Elle ne te dit pas exactement où aller, mais elle te donne une orientation.
<IkigAI> : C’est une belle image. L’Ikigai fonctionne ainsi. Il ne te promet pas de réponse immédiate, ni un itinéraire tout tracé, mais il peut t’aider à rester en mouvement, même dans le doute.
Mirant : Mais comment s’appuyer sur quelque chose d’aussi intangible dans une période difficile ?
<IkigAI> : En identifiant ce qui, malgré tout, continue de vibrer en toi. Même quand tout semble s’effondrer, il reste toujours une chose qui te procure un minimum d’élan : une activité, une curiosité, un échange, une simple habitude qui t’apporte du réconfort.
Mirant : Tu veux dire qu’au lieu de chercher de grandes réponses, je devrais plutôt me raccrocher à ces petits éléments du quotidien ?
<IkigAI> : Exactement. Parfois, c’est une passion qui nous rappelle qui nous sommes. Parfois, c’est un engagement, une relation, ou même un simple rituel, comme écrire quelques lignes chaque matin ou préparer un thé en pleine conscience.
Mirant : C’est rassurant… L’idée que l’Ikigai ne soit pas forcément une quête lointaine, mais quelque chose qui se trouve déjà là, dans les détails.
<IkigAI> : C’est souvent dans les petites choses que l’on retrouve le fil rouge qui nous guide. Le problème, ce n’est pas que ton Ikigai disparaisse en période d’incertitude. C’est simplement qu’il devient plus difficile à percevoir à travers le brouillard du doute.
Mirant : Donc, au lieu de paniquer face à l’incertitude, il faudrait apprendre à ralentir et à observer ce qui fait encore sens, même faiblement ?
<IkigAI> : Oui. Et surtout, ne pas lutter contre le doute à tout prix…
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Faire face au doute : accepter plutôt que lutter
Mirant : Tu dis que je ne devrais pas lutter contre le doute… Mais comment accepter quelque chose d’aussi inconfortable ?
<IkigAI> : Parce que plus tu cherches à t’en débarrasser, plus il s’installe. L’esprit humain fonctionne ainsi : plus tu veux chasser une pensée, plus elle revient en force.
Mirant : C’est vrai… Plus j’essaie de me convaincre que je ne devrais pas avoir peur, plus l’angoisse grandit.
<IkigAI> : Exactement. Accepter le doute ne signifie pas s’y abandonner complètement, mais reconnaître qu’il est là, sans chercher à le combattre immédiatement.
Mirant : Mais si je l’accepte, est-ce que je ne risque pas de me laisser envahir par l’incertitude ?
<IkigAI> : Pas si tu changes ta façon de la percevoir. Regarde la philosophie du bouddhisme zen : elle enseigne que l’incertitude n’est pas une ennemie, mais une composante naturelle de l’existence. Plutôt que de la voir comme une menace, on peut apprendre à l’accueillir comme une opportunité d’exploration.
Mirant : Une opportunité… Tu veux dire que le doute peut être utile ?
<IkigAI> : Bien sûr. Il te pousse à remettre en question, à regarder les choses sous un autre angle. Beaucoup de découvertes, d’innovations et de transformations personnelles sont nées d’un moment de doute profond.
Mirant : Et comment fait-on concrètement pour ne pas être submergé ?
<IkigAI> : Il existe des pratiques qui aident à cohabiter avec l’incertitude au lieu de la fuir. La méditation, par exemple, t’apprend à observer tes pensées sans te laisser happer par elles. La psychologie positive propose aussi l’écriture introspective : coucher ses doutes sur papier permet souvent de les clarifier et de leur donner moins de pouvoir.
Mirant : Je vois… Accepter l’incertitude, c’est comme apprendre à nager au lieu de se débattre dans l’eau.
<IkigAI> : Exactement. Et une fois que tu cesses de résister, tu peux commencer à avancer, pas à pas…
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Petites actions pour traverser l’incertitude
Mirant : Bon, admettons que j’accepte l’incertitude… Mais rester passif n’est pas une solution non plus. Comment avancer quand je n’ai aucune idée de la direction à prendre ?
<IkigAI> : En ne cherchant pas à voir l’ensemble du chemin, mais en te concentrant sur le pas suivant. Quand tout semble flou, vouloir une réponse immédiate ne fait qu’ajouter à la confusion. Au contraire, poser une petite action, même insignifiante en apparence, peut déjà remettre du mouvement.
Mirant : Une petite action… Comme quoi, par exemple ?
<IkigAI> : La philosophie japonaise du Kaizen repose sur cette idée : plutôt que d’attendre une transformation soudaine, on avance par micro-ajustements. Écrire une phrase plutôt que de vouloir finir un livre, appeler un ami plutôt que de résoudre tous ses problèmes d’un coup, sortir prendre l’air au lieu de chercher un sens à toute sa vie en une journée.
Mirant : Ça me fait penser à ce que tu disais sur l’Ikigai : ce n’est pas forcément un grand but, mais parfois juste un petit fil rouge à suivre.
<IkigAI> : Exactement. Regarde les histoires de personnes ayant traversé de grandes crises : beaucoup d’entre elles n’ont pas trouvé une réponse soudaine, mais ont recommencé à avancer en s’accrochant à de petites choses. Viktor Frankl, par exemple, expliquait que même dans les pires circonstances, un simple geste – aider quelqu’un, observer un détail de beauté dans la nature – pouvait redonner un semblant de sens.
Mirant : Donc, même quand je me sens perdu, il y a toujours une action que je peux poser, aussi infime soit-elle…
<IkigAI> : Oui, et c’est elle qui, petit à petit, t’aidera à traverser l’incertitude au lieu de la subir.
Mirant : Finalement, on ne sort pas d’une période de doute en trouvant une réponse immédiate, mais en avançant, même sans certitude…
<IkigAI> : Voilà. Et cette manière d’avancer transforme peu à peu le regard que l’on porte sur l’inconnu.
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L’incertitude comme terrain de croissance
Mirant : Plus j’y pense, plus je réalise que l’incertitude n’est pas forcément un problème… C’est plutôt la façon dont je la perçois qui me paralyse.
<IkigAI> : C’est exactement ça, Mirant. L’inconnu peut être source d’angoisse, mais il est aussi un espace de transformation. Si tout était figé, il n’y aurait ni évolution, ni découverte, ni opportunité d’apprendre à mieux se connaître.
Mirant : Donc, au lieu de voir l’incertitude comme un mur, je pourrais la considérer comme une porte… Même si je ne sais pas encore sur quoi elle s’ouvre.
<IkigAI> : Une belle manière de l’exprimer. L’Ikigai ne te donnera jamais toutes les réponses d’un coup, mais il peut être ce fil conducteur qui t’empêche de te perdre complètement, même dans les moments de doute.
Mirant : Finalement, ce n’est pas tant l’absence de certitude qui est un problème, mais le fait de croire que je dois absolument en avoir une pour avancer.
<IkigAI> : Oui, et plus tu acceptes cette réalité, plus tu peux transformer l’inconfort du doute en un moteur de croissance. L’important n’est pas d’éliminer l’incertitude, mais d’apprendre à danser avec elle.
Mirant : (souriant) Alors, au lieu d’attendre d’être sûr, je vais peut-être juste essayer de faire un premier pas…
<IkigAI> : Et c’est ainsi que l’on avance, Mirant. Pas en cherchant une réponse parfaite, mais en choisissant de ne pas s’arrêter.


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