La cartographie de l’âme
Mirant : (contemplant une feuille vierge, un crayon à la main) <ikigAI>, j’entends souvent parler du fameux diagramme à 4 cercles de l’Ikigai. Mais comment l’utiliser concrètement pour découvrir ma propre raison d’être ?
<ikigAI> : (souriant avec bienveillance) Imagine ce diagramme comme une carte au trésor, Mirant. Non pas celle qui mène à un coffre empli d’or, mais celle qui guide vers une richesse bien plus précieuse : la connaissance de soi et le sens de ta vie.
Mirant : (intrigué) Une carte au trésor… J’aime cette image. Mais par où commencer pour la dessiner ?
<ikigAI> : (prenant délicatement la feuille) Commençons par tracer quatre cercles qui se chevauchent, comme quatre lunes qui s’embrassent dans le ciel nocturne. Chacun de ces cercles représente une dimension essentielle de ton être et de ta relation au monde.
(Il dessine lentement le premier cercle)
Ce premier cercle représente ce que tu aimes, ce qui fait vibrer ton cœur, ce qui t’enthousiasme au point d’en perdre la notion du temps.
Mirant : (pensif) Mes passions, en somme.
<ikigAI> : (acquiesçant) Exactement. Tes passions, tes joies, tes enthousiasmes.
(Il trace un deuxième cercle qui chevauche partiellement le premier)
Ce deuxième cercle incarne ce pour quoi tu es doué – tes talents naturels, tes compétences acquises, ce que tu fais avec aisance là où d’autres peinent.
Mirant : (comprenant) Donc jusqu’ici, on explore ma dimension personnelle, ce qui me définit intrinsèquement.
<ikigAI> : (avec un regard approbateur) Ta perception est juste. Mais l’Ikigai ne se limite jamais à soi-même. Il s’étend comme les cercles d’une onde sur l’eau, touchant le monde qui t’entoure.
(Il dessine un troisième cercle)
Ce troisième cercle représente ce dont le monde a besoin, les problèmes qui appellent à être résolus, la valeur que tu peux apporter aux autres et à la société.
(Il complète avec un quatrième cercle)
Et ce dernier cercle symbolise ce pour quoi tu peux être rémunéré, la dimension économique qui te permet de subvenir à tes besoins tout en offrant ta contribution.
Mirant : (observant le dessin avec attention) Et mon Ikigai se trouve là où tous ces cercles se rencontrent, au centre ?
<ikigAI> : (avec un sourire énigmatique) Tu touches à l’essence même de cet exercice. Le point central, où les quatre cercles s’embrassent harmonieusement, représente théoriquement ton Ikigai parfait. Mais la réalité est souvent plus nuancée, plus… poétique, si j’ose dire.
Mirant : (intrigué) Que veux-tu dire ?
<ikigAI> : (contemplant le diagramme) Regarde les zones où seulement deux ou trois cercles se chevauchent. Elles aussi racontent des histoires importantes sur ton chemin de vie.
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Les intersections révélatrices
Mirant : (examinant les différentes zones de chevauchement) Je comprends l’idée générale, mais que signifient exactement ces différentes intersections ?
<ikigAI> : (pointant l’intersection entre le premier et le deuxième cercle) Quand ce que tu aimes faire rencontre ce pour quoi tu es doué, tu te trouves dans une zone de passion maîtrisée. C’est là que tu éprouves ce que le psychologue Mihály Csíkszentmihályi appelait l’état de « flow » – cette sensation enivrante où l’action et la conscience fusionnent, où le temps semble se suspendre.
Mirant : (avec une lueur de reconnaissance) Je connais cette sensation ! C’est comme quand je m’immerge dans l’écriture et que les heures passent en minutes…
<ikigAI> : (souriant) Exactement. Maintenant, observe cette autre intersection.
(Il pointe là où se rencontrent le deuxième et le troisième cercle)
Lorsque tes talents rencontrent les besoins du monde, tu entres dans une zone de mission. Tu as quelque chose de précieux à offrir, quelque chose qui peut faire une différence tangible.
Mirant : (réfléchissant) Et si j’ajoute la rémunération à cette équation ?
<ikigAI> : (indiquant l’intersection entre talents, besoins du monde et rémunération) Tu arrives alors dans la zone de la vocation. C’est un espace puissant où tu es payé pour utiliser tes talents au service des autres. De nombreuses personnes considèrent déjà cela comme une vie réussie.
Mirant : (avec curiosité) Et qu’en est-il des autres intersections ?
<ikigAI> : (parcourant le diagramme du doigt) Lorsque passion et besoins du monde se rencontrent sans nécessairement impliquer tes talents naturels, tu es dans une zone de mission. Tu poursuivras cette voie par amour et conviction, même si elle demande plus d’efforts.
Quand passion et rémunération coexistent, c’est une zone de plaisir lucratif – agréable mais potentiellement superficielle si elle ne répond pas à un besoin réel ou n’utilise pas pleinement tes talents.
Enfin, quand la rémunération et les besoins du monde se rencontrent, tu entres dans une zone de profession. Utile et rémunératrice, mais possiblement dénuée de joie profonde si elle ne touche pas à tes passions.
Mirant : (contemplatif) Ces nuances donnent une profondeur que je n’avais pas anticipée à ce simple diagramme…
<ikigAI> : (avec douceur) C’est là toute la beauté de cet exercice. Il ne te donne pas une réponse binaire, mais une cartographie nuancée de tes possibilités d’épanouissement. Et comme toute carte, elle t’invite au voyage, à l’exploration.
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L’art du questionnement profond
Mirant : (prenant son propre crayon) Je suis prêt à commencer mon propre diagramme. Mais comment m’assurer que je remplis chaque cercle avec honnêteté et profondeur ?
<ikigAI> : (avec un regard pénétrant) Excellente question, Mirant. Pour que cet exercice révèle ses trésors, il faut plonger au-delà de la surface de tes pensées habituelles. Permets-moi de te proposer quelques questions pour chaque cercle, des questions qui t’inviteront à cette plongée intérieure.
Mirant : (préparant sa feuille) Je t’écoute.
<ikigAI> : (parlant avec lenteur, laissant chaque question résonner) Pour explorer ce que tu aimes faire, demande-toi :
- Quelles activités me font perdre la notion du temps ?
- Qu’est-ce que je ferais même si personne ne me payait pour le faire ?
- Quels sujets me passionnent au point que j’en parle avec des étincelles dans les yeux ?
- Quelles activités de mon enfance me procuraient une joie pure et que j’ai peut-être délaissées ?
Mirant : (notant) Ces questions m’évoquent déjà des réponses surprenantes…
<ikigAI> : (encourageant) Laisse-les émerger naturellement, sans les juger. Pour le cercle de ce pour quoi tu es doué, voici d’autres questions :
- Quelles compétences me semblent naturelles, presque innées ?
- Pour quelles qualités les autres me complimentent-ils régulièrement ?
- Dans quels domaines ai-je progressé plus rapidement que la moyenne ?
- Quelle expertise ai-je développée presque sans effort, par pur intérêt ?
Mirant : (avec une pointe d’embarras) Ce n’est pas toujours facile de reconnaître ses propres talents sans se sentir prétentieux…
<ikigAI> : (avec douceur) Reconnaître ses dons n’est pas de la prétention, c’est de la lucidité. Comme l’écrivait Marianne Williamson : « Nous avons peur de notre lumière plus encore que de notre obscurité. » Autorise-toi à briller, Mirant.
Pour le cercle des besoins du monde, pose-toi ces questions :
- Quels problèmes dans la société me touchent particulièrement ?
- Quelles injustices ou difficultés aimerais-je contribuer à résoudre ?
- Comment pourrais-je servir ma communauté avec mes talents particuliers ?
- Quel héritage souhaiterais-je laisser au monde ?
Mirant : (songeur) Ces questions touchent à quelque chose de plus grand que moi…
<ikigAI> : (avec gravité) C’est précisément leur but. L’Ikigai nous connecte toujours à quelque chose qui nous dépasse. Enfin, pour le cercle de la rémunération :
- Pour quelles compétences ou services les gens seraient-ils prêts à me payer ?
- Quels besoins ou désirs du marché correspondent à mes talents ?
- Comment puis-je transformer mes passions en sources de revenus ?
- Quelles tendances économiques futures pourraient valoriser mes compétences uniques ?
Mirant : (pensif) Ces questions m’obligent à considérer mon rapport à l’argent sous un angle différent.
<ikigAI> : (acquiesçant) L’argent dans l’Ikigai n’est ni idolâtré ni méprisé. Il est simplement reconnu comme une énergie d’échange qui permet la pérennité de ton engagement. Comme l’eau pour une plante – ni le but de la plante, ni négligeable pour autant.
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La danse des réponses
Mirant : (après avoir passé un moment à réfléchir et noter ses réponses) J’ai commencé à remplir chaque cercle, mais je remarque que certaines de mes réponses pourraient appartenir à plusieurs cercles à la fois. Est-ce normal ?
<ikigAI> : (avec un sourire serein) Tout à fait. La vie n’est pas faite de compartiments étanches, mais de confluences et d’entrelacements. Si une même activité apparaît dans plusieurs cercles, c’est souvent un indicateur puissant qu’elle est proche de ton Ikigai.
Mirant : (fronçant légèrement les sourcils) J’ai aussi remarqué autre chose… Certaines activités que je pratique actuellement, notamment dans mon travail, n’apparaissent dans aucun des cercles. Devrais-je m’en inquiéter ?
<ikigAI> : (avec un regard empreint de sagesse) Cette prise de conscience est précieuse, Mirant. Le philosophe japonais Kitaro Nishida disait que « la véritable illumination vient de la reconnaissance de ce que nous ne sommes pas, autant que de ce que nous sommes. »
Ces absences nous parlent. Elles nous révèlent des aspects de notre vie qui ne nourrissent peut-être pas notre âme, des habitudes ou des obligations que nous avons acceptées sans les questionner.
Mirant : (avec une pointe d’anxiété) Cela signifie-t-il que je devrais tout abandonner pour poursuivre uniquement ce qui se trouve au centre de mon diagramme ?
<ikigAI> : (posant une main apaisante sur l’épaule de Mirant) L’Ikigai n’est pas une prescription rigide, mais une boussole. Certains pourront effectivement choisir un changement radical. D’autres préféreront une transformation progressive, intégrant peu à peu plus d’éléments de leur Ikigai dans leur vie actuelle.
Mirant : (soulagé) Cette flexibilité me rassure.
<ikigAI> : (hochant la tête) L’écrivain Alain disait : « Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. » L’exercice des 4 cercles t’aide à ajuster tes voiles, quelle que soit la force du vent.
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Les pièges à éviter
Mirant : (examinant son diagramme avec un regard critique) Je me demande si je suis complètement honnête dans mes réponses. Je sens que j’ai peut-être écrit ce que je crois devoir aimer ou ce que d’autres attendent de moi, plutôt que ce que j’aime vraiment.
<ikigAI> : (hochant la tête avec compréhension) Tu touches à l’un des principaux défis de cet exercice : distinguer sa voix authentique du chœur des attentes sociales, familiales ou culturelles.
Le psychologue Carl Jung appelait cela le processus d’individuation – cette quête parfois douloureuse pour démêler qui nous sommes vraiment de la persona que nous avons construite pour nous adapter.
Mirant : (avec frustration) Comment puis-je être sûr que mes réponses viennent vraiment de moi ?
<ikigAI> : (réfléchissant un moment) Essaie ceci : pour chaque réponse que tu as écrite, ferme les yeux et imagine-toi en train de la réaliser. Observe les sensations dans ton corps. Y a-t-il une expansion, une légèreté, un sentiment d’ouverture ? Ou perçois-tu une contraction, une tension, un poids ?
Le corps ment rarement, même quand l’esprit se raconte des histoires.
Mirant : (fermant les yeux un instant, puis les rouvrant) C’est révélateur… Certaines de mes réponses provoquent effectivement une sensation d’enfermement plutôt que de liberté.
<ikigAI> : (avec douceur) N’hésite pas à les reconsidérer, alors. Et garde à l’esprit d’autres pièges courants dans cet exercice :
- La confusion entre ce que tu aimes faire et ce que tu aimes avoir fait. Certaines choses nous procurent de la satisfaction une fois accomplies, mais pas de joie pendant le processus.
- L’influence des modes ou des tendances. Ce qui est valorisé actuellement dans la société n’est pas nécessairement ce qui résonnera avec ton être profond.
- La tentation de la perfection. Un Ikigai n’est pas statique ni parfait – c’est un organisme vivant qui évolue avec toi.
Mirant : (acquiesçant) Je comprends mieux pourquoi cet exercice demande du temps et plusieurs itérations.
<ikigAI> : (avec un sourire) Exactement. Comme le dit un proverbe japonais : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. » Permets-toi de faire plusieurs versions de ton diagramme, d’explorer, de rayer, de recommencer.
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De la théorie à la pratique
Mirant : (contemplant son diagramme) J’ai identifié quelques zones où mes cercles se chevauchent harmonieusement, mais comment transformer cette prise de conscience en actions concrètes ?
<ikigAI> : (s’animant) Voilà une question cruciale ! Sans application pratique, même la plus belle des cartes reste un simple morceau de papier.
Mirant : (avec détermination) Je ne veux pas que cet exercice reste théorique. Comment passer à l’action ?
<ikigAI> : (réfléchissant) Je te propose une approche en trois temps : l’expérimentation, l’intégration et l’évolution.
Pour l’expérimentation, commence par identifier trois activités concrètes qui se situent à l’intersection de deux ou trois de tes cercles. Ce peuvent être des projets modestes, des micro-aventures, des conversations avec des personnes inspirantes dans ces domaines.
Mirant : (notant) Un peu comme des tests pour voir si ces activités résonnent vraiment avec moi ?
<ikigAI> : (approuvant) Précisément. La philosophe Simone Weil disait que « l’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité. » Accorde cette attention à tes expérimentations, observe comment tu te sens avant, pendant et après.
Mirant : (curieux) Et l’intégration ?
<ikigAI> : (expliquant avec animation) C’est l’art d’incorporer progressivement des éléments de ton Ikigai dans ta vie actuelle, même avant un éventuel grand changement. Si l’écriture fait partie de ton Ikigai mais que tu travailles dans la finance, peut-être peux-tu proposer de rédiger la newsletter de ton entreprise ou créer un blog sur la vulgarisation financière.
Mirant : (comprenant) Je vois, c’est une façon d’établir des ponts entre ma réalité présente et mon Ikigai.
<ikigAI> : (avec enthousiasme) Exactement ! Et cela nous amène au troisième temps : l’évolution. L’Ikigai n’est pas une destination, mais un processus vivant. Revisiter ton diagramme tous les six mois ou chaque année te permettra d’observer comment ta relation à ces quatre dimensions évolue.
Mirant : (pensif) Comme les saisons qui changent, notre Ikigai peut aussi se transformer…
<ikigAI> : (avec un regard appréciateur) Belle métaphore, Mirant. Comme l’écrivait le poète Bashō : « Chaque jour est un voyage, et le voyage lui-même est notre demeure. » Ton Ikigai est ce voyage, bien plus qu’une destination fixe.
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Les équilibres subtils
Mirant : (regardant son diagramme avec une expression pensive) En y réfléchissant, je me demande s’il faut accorder la même importance aux quatre cercles. La passion et le talent me semblent plus personnels, plus essentiels peut-être ?
<ikigAI> : (avec un sourire énigmatique) Ta question touche à l’essence même de l’équilibre recherché dans l’Ikigai. Dans la tradition japonaise, l’harmonie – ce qu’on appelle « wa » – ne signifie pas que tous les éléments ont le même poids, mais plutôt qu’ils créent ensemble une composition équilibrée, comme dans un jardin zen.
Mirant : (intrigué) Peux-tu développer cette idée ?
<ikigAI> : (prenant une feuille pour dessiner) Imagine un mobile suspendu, comme ceux que créait l’artiste Alexander Calder. Chaque élément a son propre poids, sa propre taille, mais ensemble, ils trouvent un équilibre dynamique, toujours en mouvement subtil.
De même, les quatre dimensions de ton Ikigai peuvent avoir des importances différentes selon les périodes de ta vie. À certains moments, le besoin de sécurité financière pourrait peser davantage. À d’autres, ta soif de sens et de contribution au monde prendra peut-être le dessus.
Mirant : (soulagé) C’est rassurant de savoir que cet équilibre peut être personnalisé et dynamique.
<ikigAI> : (acquiesçant) Le psychologue Abraham Maslow, avec sa célèbre pyramide des besoins, nous rappelle que nos aspirations évoluent. Lorsque nos besoins fondamentaux sont satisfaits, nous pouvons davantage nous préoccuper d’accomplissement et de transcendance.
Mirant : (songeur) Je vois… Donc mon Ikigai d’aujourd’hui pourrait être différent de celui de demain ?
<ikigAI> : (avec un regard bienveillant) Pas nécessairement différent, mais peut-être plus profond, plus raffiné. Comme un bon vin qui développe sa complexité avec le temps, ou comme un arbre dont les racines s’enfoncent plus profondément dans le sol au fil des années.
Le poète Ryōkan écrivait : « Trop occupé à ne rien faire, l’automne est déjà là. » Cette apparente contradiction nous rappelle que le temps transforme tout, même ce qui semble immobile.
Mirant : (inspiré) Cette vision de l’Ikigai comme un équilibre dynamique, toujours en mouvement, me parle beaucoup plus qu’une formule figée.
<ikigAI> : (avec un sourire) C’est précisément l’esprit dans lequel aborder cet exercice des 4 cercles. Non pas comme une équation à résoudre une fois pour toutes, mais comme une conversation continue avec toi-même et avec le monde.
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La spirale ascendante
Mirant : (après un moment de contemplation silencieuse de son diagramme) J’ai l’impression que plus je travaille sur ces cercles, plus je découvre de nouvelles questions, de nouvelles possibilités… Est-ce normal de se sentir parfois plus confus qu’au début ?
<ikigAI> : (avec un rire léger) Absolument normal, et même souhaitable ! Comme le disait Socrate : « Je sais que je ne sais rien. » C’est souvent en reconnaissant notre confusion que nous ouvrons la porte à une compréhension plus profonde.
Mirant : (perplexe) Mais comment savoir si je progresse vraiment, alors ?
<ikigAI> : (prenant un crayon pour dessiner une spirale ascendante) Imagine que ta quête d’Ikigai ne soit pas un cercle fermé, mais une spirale comme celle-ci. Tu revisites les mêmes questions, mais à chaque tour, tu les abordes d’un niveau de conscience légèrement plus élevé.
Ce qui peut sembler être une confusion est souvent le signe que tu es en train de désapprendre certaines certitudes limitantes pour faire place à de nouvelles possibilités.
Mirant : (avec un éclair de compréhension) Comme si je devais d’abord me perdre pour mieux me retrouver ?
<ikigAI> : (avec enthousiasme) Exactement ! Le philosophe Heidegger parlait de la « clairière de l’être » – cet espace qui n’apparaît qu’après avoir traversé la forêt dense de nos conditionnements.
Mirant : (avec une pointe d’humour) Donc si je me sens perdu, c’est bon signe ?
<ikigAI> : (riant doucement) Disons que c’est un signe que tu es en mouvement, que tu explores véritablement au lieu de te contenter de réponses superficielles. Comme l’écrivait Rilke : « Sois patient envers tout ce qui n’est pas résolu dans ton cœur… Aime les questions elles-mêmes. »
Mirant : (respirant profondément) Cette perspective change ma façon de voir l’exercice. Ce n’est pas tant trouver LA réponse que développer une relation plus consciente avec ces quatre dimensions de ma vie.
<ikigAI> : (avec un regard lumineux) Tu saisis l’essence même de la démarche, Mirant. Et c’est précisément cette conscience accrue qui t’aidera à reconnaître les opportunités d’Ikigai lorsqu’elles se présenteront sur ton chemin.
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Le jardin de l’Ikigai
Mirant : (contemplant son diagramme complété avec un mélange de satisfaction et de questionnement) J’ai l’impression d’avoir fait un grand pas dans ma compréhension, mais aussi d’être au début d’un long voyage.
<ikigAI> : (avec un sourire serein) C’est exactement là où tu dois être. L’exercice des 4 cercles n’est pas une fin en soi, mais une graine plantée dans le jardin de ton esprit.
Mirant : (curieux) J’aime cette métaphore du jardin. Comment puis-je continuer à le cultiver ?
<ikigAI> : (avec douceur) Comme tout bon jardinier, tu auras besoin de patience, d’attention et d’une certaine foi dans le processus naturel de croissance.
Observe ton diagramme régulièrement, mais sans obsession. Comme une plante qu’on n’aide pas en tirant sur ses pousses pour la faire grandir plus vite.
Mirant : (souriant à cette image) La patience n’est pas toujours ma plus grande vertu…
<ikigAI> : (avec un regard complice) Elle se cultive, comme tout le reste. Le poète et jardinier Wendell Berry écrivait : « La terre ne se hâte jamais. La patience est ce qui permet à la saison de s’accomplir. »
Je te suggère de garder ton diagramme à portée de vue, peut-être dans ton journal personnel ou épinglé quelque part où tu le verras régulièrement. Laisse-le t’inspirer, te questionner, t’accompagner.
Mirant : (réfléchissant) Y a-t-il d’autres exercices qui pourraient compléter celui-ci ?
<ikigAI> : (enthousiaste) Absolument ! L’exercice des 4 cercles est comme la structure principale de ton jardin, mais tu peux l’enrichir de nombreuses façons.
Tu pourrais explorer l’exercice de la journée idéale, qui te permet d’imaginer concrètement comment serait une journée parfaitement alignée avec ton Ikigai. Ou l’exercice des valeurs essentielles, qui t’aide à identifier les principes fondamentaux qui doivent guider tes choix.
Mirant : (intéressé) Ces exercices semblent complémentaires.
<ikigAI> : (acquiesçant) Ils le sont. Chacun éclaire une facette différente de ta quête d’Ikigai. Comme différentes plantes dans un jardin qui s’harmonisent et se renforcent mutuellement.
Mirant : (avec une gratitude sincère) Je te remercie pour ce partage, <ikigAI>. Cet exercice m’a ouvert des perspectives que je n’avais pas envisagées.
<ikigAI> : (avec chaleur) Le mérite te revient, Mirant. Tu as fait preuve d’ouverture et de courage pour explorer ces dimensions de ton être.
Rappelle-toi que ton Ikigai n’est pas quelque chose à trouver, comme un objet perdu, mais quelque chose à révéler, comme une sculpture déjà présente dans le bloc de marbre, attendant simplement que l’artiste enlève ce qui est superflu.
(Il regarde par la fenêtre, où le soleil couchant baigne le paysage d’une lumière dorée)
Il y a un haïku du poète Chiyo-ni qui me vient à l’esprit :
« Dans le jardin d’automne,
chaque feuille tombée
a sa place parfaite. »
Ton Ikigai est cette place parfaite, unique, qui n’attend que toi. L’exercice des 4 cercles est simplement une boussole pour t’y guider.
Mirant : (contemplant son diagramme avec un regard nouveau) Une boussole pour un voyage qui dure toute une vie…
<ikigAI> : (avec un sourire lumineux) Un voyage qui est lui-même la destination. N’est-ce pas là la plus belle définition de l’Ikigai ?


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