Ce pour quoi tu es payé : la profession

L’équilibre subtil entre subsistance et sens

Mirant : (contemplant distraitement quelques pièces de monnaie dans sa paume) <ikigAI>, j’ai exploré les deux premiers piliers de l’Ikigai – ce que j’aime faire et ce dont le monde a besoin. Mais maintenant, j’arrive au troisième pilier qui me semble plus… terre à terre. Comment l’argent s’intègre-t-il dans cette quête de sens ?

<ikigAI> : (souriant doucement) Ah, Mirant, il est révélateur que tu tiennes ces pièces dans ta main en posant cette question. L’argent est tangible, concret, comme ces pièces de métal. Pourtant, ce qu’il représente est aussi profondément symbolique que les autres dimensions de l’Ikigai.

Mirant : (perplexe) Je ne suis pas sûr de comprendre. L’argent n’est-il pas simplement une nécessité pratique, parfois même un mal nécessaire qui nous éloigne de nos aspirations plus nobles ?

<ikigAI> : (secouant légèrement la tête) C’est une vision bien occidentale, cette opposition entre l’idéal et le matériel, entre la spiritualité et l’économie. Dans la tradition japonaise de l’Ikigai, ces dimensions ne sont pas antagonistes mais complémentaires – comme les différentes facettes d’une même pierre précieuse.

Mirant : (regardant maintenant les pièces avec plus d’attention) Tu veux dire que l’argent peut avoir une dimension plus profonde dans notre quête d’Ikigai ?

<ikigAI> : (acquiesçant) Le troisième pilier de l’Ikigai – ce pour quoi tu es payé – ne se réduit pas à « gagner sa vie ». Il s’agit de la valeur que le monde, à travers le médium de l’argent, accorde à ta contribution. C’est une forme de reconnaissance, un échange d’énergie, une façon dont la société te dit : « Ce que tu offres a du prix pour nous. »

Mirant : (pensif) Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle… Mais concrètement, comment trouver cet équilibre entre gagner suffisamment et rester fidèle à mes autres piliers d’Ikigai ?

<ikigAI> : (s’installant plus confortablement) C’est la grande question, n’est-ce pas ? Explorons ensemble ce territoire où l’idéal rencontre le pragmatique, où tes talents et tes passions se transforment en une profession qui te nourrit – dans tous les sens du terme.

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La valeur et les valeurs : une distinction essentielle

<ikigAI> : (traçant deux cercles sur la table) Avant d’aller plus loin, Mirant, il est important de distinguer deux concepts que notre société moderne a tendance à confondre : la valeur marchande et les valeurs personnelles.

Mirant : (intrigué) Quelle est la différence exactement ?

<ikigAI> : (pointant le premier cercle) La valeur marchande est ce que le marché – c’est-à-dire l’ensemble des acteurs économiques – est prêt à payer pour un bien, un service, une compétence. Elle fluctue selon la loi de l’offre et de la demande, les tendances, les besoins perçus.

(pointant maintenant le second cercle)

Les valeurs personnelles, elles, sont ces principes qui guident tes choix, qui donnent une direction à ta vie – l’honnêteté, la créativité, la justice, la compassion…

Mirant : (comprenant) Et ces deux cercles peuvent parfois sembler très éloignés l’un de l’autre…

<ikigAI> : (avec un demi-sourire) C’est exact. Notre société valorise parfois financièrement des activités qui peuvent sembler en contradiction avec nos valeurs profondes. Et inversement, des contributions essentielles à nos yeux peuvent être peu reconnues économiquement.

Mirant : (légèrement désabusé) C’est ce que je ressens souvent. Les métiers les mieux payés ne sont pas toujours ceux qui apportent le plus à la société.

<ikigAI> : (hochant la tête) Cette tension est réelle, et la nier serait malhonnête. Mais l’Ikigai nous invite à une vision plus subtile que la simple opposition. Il nous encourage à chercher les zones où ces deux cercles se chevauchent – où ce que nous valorisons personnellement rencontre ce que le monde valorise économiquement.

Mirant : (dubitatif) Ces zones existent-elles vraiment pour tout le monde ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Elles existent, mais leur forme et leur étendue varient considérablement. Pour certains, cette zone de chevauchement est évidente et large – pense à un chirurgien passionné par son art, ou à un innovateur dont les créations répondent à un besoin urgent.

Pour d’autres, la zone est plus étroite ou moins visible au premier regard. Elle demande plus d’exploration, de créativité, parfois même de transformation du marché lui-même.

Mirant : (intéressé) Comment peut-on élargir cette zone de chevauchement ?

<ikigAI> : (pensif) Il existe plusieurs approches. L’une d’elles consiste à développer ce que le sociologue Pierre Bourdieu appelait le « capital symbolique » – cette capacité à transformer une valeur non marchande en quelque chose que le marché peut reconnaître et rémunérer.

Mirant : (perplexe) Cela semble abstrait…

<ikigAI> : (souriant) Prenons un exemple concret. Imagine un écologiste passionné par la préservation des forêts. Sa valeur profonde – la protection de la nature – peut sembler peu « rentable » dans une économie traditionnelle. Mais s’il développe une expertise en développement durable, crée des programmes d’éducation environnementale, ou conseille des entreprises sur leur transition écologique, il transforme cette valeur en une compétence que le marché est prêt à rémunérer.

Mirant : (comprenant mieux) Je vois… Il ne s’agit pas d’abandonner ses valeurs, mais de trouver comment les exprimer d’une façon qui soit reconnue économiquement.

<ikigAI> : (acquiesçant) Exactement. Une autre approche consiste à réévaluer notre relation à l’argent lui-même. L’écrivain et enseignant spirituel Eckhart Tolle suggère que nous devrions voir l’argent non comme une fin en soi, mais comme une énergie d’échange qui facilite notre contribution au monde.

Cette perspective change tout. Au lieu de demander « Comment puis-je gagner plus d’argent ? », on se demande « Comment puis-je apporter plus de valeur d’une façon qui soit reconnue et soutenue ? »

Mirant : (pensif) Cela semble plus aligné avec l’esprit de l’Ikigai…

<ikigAI> : (avec chaleur) En effet. Le philosophe japonais Kitaro Nishida parlait de « l’auto-identité contradictoire » – cette capacité à maintenir ensemble des éléments apparemment opposés dans une unité plus large. L’Ikigai nous invite à cette danse subtile entre idéalisme et pragmatisme, entre aspiration et nécessité.

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Les multiples visages de la rémunération

Mirant : (réfléchissant) Quand nous parlons de « ce pour quoi tu es payé », faisons-nous uniquement référence au salaire, ou y a-t-il d’autres formes de rémunération à considérer ?

<ikigAI> : (les yeux s’illuminant) Quelle excellente question, Mirant ! La conception étroite de la rémunération comme simple salaire monétaire est une limitation de notre vision moderne. Dans une perspective plus large d’Ikigai, la rémunération prend des formes multiples – certaines tangibles, d’autres moins visibles mais tout aussi nourrissantes.

Mirant : (curieux) Quelles seraient ces autres formes de rémunération ?

<ikigAI> : (comptant sur ses doigts) Nous pourrions parler de rémunération sociale – la reconnaissance, le respect, les relations significatives qui se développent à travers ton travail. C’est ce que le sociologue Norbert Elias appelait le « capital social ».

Il y a aussi la rémunération psychologique – le sentiment d’accomplissement, la fierté du travail bien fait, la joie de voir l’impact positif de ta contribution.

Mirant : (souriant) Je reconnais ces formes de « paiement » – certains jours, un simple « merci » sincère vaut plus qu’une prime.

<ikigAI> : (acquiesçant) Absolument. Il y a également la rémunération expérientielle – les compétences que tu développes, les expériences que tu vis, les perspectives qui s’ouvrent à toi.

Et n’oublions pas la rémunération temporelle – la flexibilité, l’autonomie, la maîtrise de ton propre temps qui est peut-être notre ressource la plus précieuse.

Mirant : (pensif) Ces différentes formes de rémunération semblent importantes pour un Ikigai complet…

<ikigAI> : (vivement) Elles sont essentielles ! L’erreur serait de sacrifier toutes ces dimensions pour maximiser uniquement la rémunération financière. C’est malheureusement le piège dans lequel tombent de nombreuses personnes – ce que le psychologue Barry Schwartz appelle le « paradoxe du choix professionnel ».

Mirant : (intrigué) Comment ce paradoxe fonctionne-t-il ?

<ikigAI> : (expliquant) Schwartz observe que nous avons tendance à simplifier nos choix professionnels en nous focalisant sur des critères facilement mesurables – principalement le salaire et le statut. En conséquence, nous négligeons souvent des dimensions moins tangibles mais potentiellement plus importantes pour notre satisfaction à long terme.

Mirant : (réfléchissant) Je vois… Comme choisir un travail uniquement pour le salaire, puis se rendre compte qu’on a sacrifié sa santé mentale ou ses relations personnelles.

<ikigAI> : (gravement) Exactement. Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer disait que « la richesse est comme l’eau de mer : plus on en boit, plus on a soif. » Si la rémunération financière est la seule dimension que tu considères, tu risques de te retrouver dans une quête sans fin qui ne mène jamais à un véritable sentiment de suffisance.

Mirant : (curieux) Comment alors trouver le bon équilibre entre ces différentes formes de rémunération ?

<ikigAI> : (prenant un moment pour réfléchir) Cela commence par une réflexion honnête sur tes véritables besoins. Non pas les besoins imposés par la pression sociale ou la publicité, mais tes besoins authentiques.

Le psychologue Abraham Maslow proposait une hiérarchie des besoins – des nécessités physiologiques de base jusqu’à l’auto-actualisation. Dans la perspective de l’Ikigai, il s’agit de déterminer quel niveau de rémunération financière est véritablement nécessaire pour te permettre de poursuivre les autres dimensions de ton épanouissement.

Mirant : (pensif) Donc il s’agit de trouver son « assez » personnel…

<ikigAI> : (avec un sourire chaleureux) Le concept japonais de « hodo-hodo » capture parfaitement cette idée – c’est la modération consciente, le « juste assez ». Non pas par austérité ou privation, mais par discernement de ce qui est véritablement nourrissant.

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Le spectre des arrangements professionnels

Mirant : (curieux) Quand on parle de profession, je pense spontanément au salariat traditionnel. Mais y a-t-il d’autres façons d’envisager ce pilier de l’Ikigai ?

<ikigAI> : (s’animant) Absolument ! C’est l’une des évolutions les plus intéressantes de notre époque – l’élargissement du spectre des arrangements professionnels. Le salariat à temps plein n’est qu’une possibilité parmi d’autres, et pas nécessairement la plus propice à l’Ikigai pour tous.

Mirant : (intéressé) Quelles sont les autres options ?

<ikigAI> : (dessinant un spectre imaginaire dans l’air) Imagine un continuum. D’un côté, les arrangements traditionnels – emploi à temps plein, carrière linéaire, progression hiérarchique. De l’autre, des configurations plus fluides – freelance, entrepreneuriat, portfolio de projets, travail saisonnier, semi-retraite active…

Mirant : (réfléchissant) Et au milieu, toutes sortes d’hybridations possibles, j’imagine.

<ikigAI> : (avec enthousiasme) Exactement ! Le sociologue Charles Handy parlait dès les années 1990 de la « carrière portfolio » – cette capacité à combiner différentes activités professionnelles reflétant différentes facettes de nos compétences et intérêts.

Aujourd’hui, nous voyons des médecins qui consacrent une partie de leur temps à l’humanitaire, des ingénieurs qui sont aussi artistes le week-end, des professeurs qui développent des entreprises parallèlement à leur enseignement.

Mirant : (pensif) Ces arrangements diversifiés semblent offrir plus de possibilités d’alignement avec les autres piliers de l’Ikigai…

<ikigAI> : (acquiesçant) C’est précisément leur force. Ils permettent ce que le professeur Robert Kegan de Harvard appelle le « développement adulte complexe » – cette capacité à intégrer différentes facettes de notre identité plutôt que de les compartimenter.

Mirant : (dubitatif) Mais ces arrangements alternatifs ne sont-ils pas plus risqués, moins stables ?

<ikigAI> : (nuancé) Il y a certainement des compromis à considérer. La sécurité apparente du salariat traditionnel s’accompagne souvent d’une perte d’autonomie et parfois d’un plafonnement de l’expression de soi. À l’inverse, la liberté du freelance peut s’accompagner d’incertitudes financières et d’une plus grande responsabilité personnelle.

Mais rappelle-toi que la « sécurité » traditionnelle est elle-même devenue relative dans notre économie en constante mutation. Comme le dit le philosophe Nassim Nicholas Taleb, il peut être paradoxalement plus sûr d’être « antifragile » – capable de s’adapter aux changements – que de dépendre d’une structure apparemment solide mais potentiellement rigide.

Mirant : (curieux) Comment choisir l’arrangement qui convient le mieux à son Ikigai personnel ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Cela dépend de nombreux facteurs – ton profil de risque, tes besoins de structure, ton désir d’autonomie, ta situation personnelle.

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, connu pour son concept de « flow », suggère que nous avons chacun un niveau optimal de défi et de sécurité. Trop de défi sans structure nous angoisse; trop de structure sans défi nous ennuie.

Mirant : (comprenant) Donc il s’agit de trouver son propre équilibre…

<ikigAI> : (souriant) Exactement. Et cet équilibre peut évoluer avec le temps. Certaines personnes commencent par des structures plus traditionnelles pour développer des compétences et des réseaux, puis évoluent progressivement vers plus d’autonomie à mesure que leur expertise et leur confiance grandissent.

D’autres préfèrent plonger directement dans des arrangements plus flexibles, acceptant l’incertitude initiale comme prix de leur liberté créative.

Mirant : (songeur) Je suppose qu’il n’y a pas de formule universelle…

<ikigAI> : (avec chaleur) C’est precisément ce qui rend l’Ikigai si profondément personnel. Le poète américain Walt Whitman écrivait : « C’est que ces voies ne sont pas les voies d’un autre, mais les vôtres, c’est que nul autre que vous ne marche sur vos voies. »

Ton chemin professionnel, cette troisième dimension de ton Ikigai, ne doit pas être une copie du parcours d’un autre, mais une expression authentique de qui tu es et de ce que tu apportes uniquement.

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L’évolution de la valeur dans l’économie contemporaine

Mirant : (pensif) J’ai l’impression que le monde du travail change rapidement. Comment ces transformations affectent-elles notre capacité à aligner ce pour quoi nous sommes payés avec notre Ikigai ?

<ikigAI> : (avec intensité) Tu touches à un point crucial, Mirant. Nous vivons une période de transformation profonde du travail et de la valeur économique. Cette métamorphose présente à la fois des défis et des opportunités pour ceux qui cherchent leur Ikigai.

Mirant : (curieux) Quelles sont les principales évolutions selon toi ?

<ikigAI> : (réfléchissant) J’en distinguerais au moins quatre majeures. Premièrement, nous assistons à une dématérialisation progressive de la valeur. De plus en plus, la valeur économique réside dans l’information, la créativité, l’expertise, les connexions – ce que l’économiste Thomas Stewart appelait le « capital intellectuel ».

Mirant : (comprenant) Donc des choses moins visibles, moins tangibles que les produits physiques d’autrefois.

<ikigAI> : (acquiesçant) Exactement. Deuxièmement, nous voyons une accélération des cycles d’innovation et d’obsolescence. Des métiers entiers peuvent apparaître ou disparaître en l’espace d’une décennie, voire moins.

Troisièmement, les frontières traditionnelles s’estompent – entre disciplines, entre industries, entre le local et le global. Des hybridations inédites deviennent possibles, créant de nouveaux espaces professionnels à l’intersection de domaines autrefois séparés.

Mirant : (intrigué) Comme la bio-informatique, les technologies éducatives, ou la finance éthique…

<ikigAI> : (vivement) Précisément ! Et quatrièmement, nous observons un changement dans les aspirations, particulièrement chez les jeunes générations. De plus en plus de personnes recherchent un travail qui ne soit pas simplement lucratif, mais également porteur de sens et aligné avec leurs valeurs.

Mirant : (réfléchissant) Ces transformations semblent créer à la fois des opportunités et des pressions…

<ikigAI> : (gravement) C’est tout à fait juste. D’un côté, ces évolutions ouvrent de nouvelles possibilités d’alignement. Des sphères d’activité autrefois marginales – l’écologie, le bien-être, l’économie sociale et solidaire – gagnent en légitimité et en viabilité économique.

Des compétences autrefois sous-valorisées – l’intelligence émotionnelle, la pensée systémique, la créativité – sont de plus en plus reconnues et rémunérées.

Mirant : (optimiste) C’est encourageant pour ceux qui cherchent un travail plus aligné avec leur Ikigai complet !

<ikigAI> : (nuançant) Mais ces évolutions s’accompagnent aussi de défis significatifs. L’accélération des changements exige une adaptabilité constante. La dématérialisation de la valeur rend parfois plus difficile la quantification et donc la rémunération équitable des contributions.

La globalisation intensifie la compétition dans de nombreux domaines, exerçant une pression à la baisse sur certaines rémunérations.

Mirant : (préoccupé) Comment naviguer ces transformations tout en restant fidèle à son Ikigai ?

<ikigAI> : (pensif) Je crois que cela demande une approche que j’appellerais « l’agilité ancrée » – cette capacité à évoluer et s’adapter tout en restant connecté à ses valeurs et aspirations fondamentales.

Le philosophe grec Héraclite disait que « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » – tout est en flux constant. Dans cette réalité changeante, ton Ikigai devient non pas une destination fixe mais une boussole intérieure qui t’aide à naviguer les courants.

Mirant : (cherchant des exemples) Comment cette « agilité ancrée » se manifeste-t-elle concrètement ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Prenons l’exemple d’une enseignante passionnée par la transmission du savoir. Face à la digitalisation de l’éducation, elle pourrait voir ce changement comme une menace à son identité professionnelle traditionnelle.

Mais avec une agilité ancrée, elle reconnaîtrait que son Ikigai profond réside dans la connexion avec les apprenants et la transformation qu’elle facilite – non dans le format spécifique de la salle de classe.

Elle pourrait alors explorer comment intégrer judicieusement les outils numériques pour amplifier son impact, peut-être en développant des contenus en ligne qui atteignent des étudiants au-delà des limites géographiques, ou en utilisant la technologie pour personnaliser davantage son enseignement.

Mirant : (comprenant) Elle s’adapte aux nouvelles réalités tout en restant fidèle à l’essence de sa vocation…

<ikigAI> : (avec enthousiasme) Exactement ! C’est cette fidélité créative qui caractérise l’agilité ancrée. Non pas un attachement rigide aux formes extérieures, mais une connexion dynamique avec l’intention et les valeurs sous-jacentes.

Le sociologue Richard Sennett parle de « l’artisan » moderne – celui qui développe non seulement des compétences techniques, mais aussi une éthique de l’excellence et un engagement envers sa communauté. Cet esprit artisanal transcende les changements spécifiques d’outils ou de contextes.

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Rémunération et épanouissement : dépasser les faux dilemmes

Mirant : (exprimant une préoccupation) J’ai souvent l’impression de devoir choisir entre un travail bien rémunéré et un travail épanouissant. Y a-t-il vraiment une opposition inévitable entre ces deux dimensions ?

<ikigAI> : (secouant doucement la tête) Cette perception d’un dilemme inévitable entre épanouissement et rémunération est l’un des mythes les plus tenaces de notre culture du travail. Il mérite d’être déconstruit si nous voulons véritablement comprendre le troisième pilier de l’Ikigai.

Mirant : (curieux) Qu’est-ce qui entretient ce mythe selon toi ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Je vois plusieurs facteurs. D’abord, des récits culturels profondément ancrés. Pense à combien de films, livres et expressions populaires opposent l’argent et le bonheur, la richesse et l’authenticité.

Ensuite, il y a ce que les psychologues appellent le « biais de disponibilité » – nous remarquons et nous rappelons plus facilement les exemples qui confirment nos croyances préexistantes. Si nous croyons que les travaux épanouissants sont mal payés, nous prêterons attention aux cas qui le confirment et négligerons les contre-exemples.

Mirant : (acquiesçant) C’est vrai, je me rends compte que je remarque surtout les artistes qui galèrent ou les travailleurs sociaux sous-payés, et moins les personnes qui ont trouvé un équilibre.

<ikigAI> : (poursuivant) Enfin, il y a parfois une forme de justification psychologique. Si nous acceptons un travail bien rémunéré mais peu épanouissant, il peut être plus confortable de croire que c’était le seul choix possible, que l’alternative n’existait pas.

Mirant : (pensif) Comment dépasser ce faux dilemme, alors ?

<ikigAI> : (s’animant) Je proposerais une triple approche. Premièrement, remplacer la pensée binaire par une pensée en spectre. Au lieu de voir deux catégories mutuellement exclusives – « travaux bien payés mais aliénants » versus « travaux épanouissants mais précaires » – reconnaître qu’il existe tout un continuum de possibilités entre ces extrêmes.

Mirant : (intéressé) Cette nuance est importante…

<ikigAI> : (poursuivant) Deuxièmement, adopter une perspective dynamique plutôt que statique. Les carrières évoluent, les marchés changent, les compétences se développent. Ce qui semble impossible aujourd’hui peut devenir accessible demain avec la bonne stratégie et la persévérance.

La psychologue Carol Dweck parle de « l’état d’esprit de croissance » – cette conviction que nos capacités ne sont pas figées mais peuvent se développer avec l’effort et l’apprentissage. Cette mentalité est essentielle pour naviguer vers un meilleur alignement entre rémunération et épanouissement.

Mirant : (comprenant) Donc voir sa situation professionnelle comme évolutive, pas comme un état permanent…

<ikigAI> : (vivement) Exactement ! Et troisièmement, élargir notre conception de la valeur et des moyens de la capturer. Comme nous l’avons évoqué, la valeur économique prend des formes de plus en plus diverses dans notre société.

Il s’agit d’identifier où et comment ta contribution spécifique – celle qui te procure un sentiment d’épanouissement – peut être valorisée non pas dans l’économie abstraite, mais dans des contextes et des marchés spécifiques où elle est particulièrement appréciée.

Mirant : (cherchant un exemple) Pourrais-tu illustrer cette idée ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Prenons le cas d’une personne passionnée par la musique traditionnelle. Dans un marché de masse dominé par les hits commerciaux, cette passion peut sembler économiquement non viable.

Mais en identifiant des niches spécifiques – festivals spécialisés, programmes éducatifs, communautés culturelles particulières, plateformes de diffusion alternative – elle peut trouver des espaces où sa contribution est non seulement appréciée mais également soutenue financièrement.

Mirant : (comprenant) Il s’agit de trouver le contexte où ce que j’offre a une valeur reconnue…

<ikigAI> : (acquiesçant) Le poète et philosophe David Whyte parle de trouver sa « tribu » – ces personnes et ces organisations qui résonnent naturellement avec ce que tu as à offrir, qui valorisent spontanément ta contribution unique.

C’est souvent dans ces espaces d’affinité naturelle que l’alignement entre épanouissement et rémunération devient non seulement possible, mais organique.

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Le chemin de la monétisation éthique

Mirant : (préoccupé) Une question me taraude : comment transformer ses passions et ses talents en source de revenus sans les dénaturer ? Je crains parfois que la monétisation ne corrompe ce que j’aime faire…

<ikigAI> : (avec compassion) Ta préoccupation touche au cœur même de ce troisième pilier, Mirant. Cette tension entre l’expression authentique et les nécessités économiques est un défi que toute personne en quête d’Ikigai doit affronter.

Mirant : (acquiesçant) C’est exactement ça. Parfois, j’ai l’impression qu’en introduisant l’argent dans l’équation, je risque de transformer quelque chose de sacré en simple marchandise…

<ikigAI> : (contemplant la question) Cette inquiétude révèle une sensibilité précieuse. J’ai observé que le processus de monétisation peut suivre deux chemins distincts – l’un menant à l’érosion de la passion, l’autre à son approfondissement. Tout dépend de l’approche que nous adoptons.

Mirant : (intrigué) Qu’est-ce qui distingue ces deux chemins ?

<ikigAI> : (traçant deux lignes imaginaires dans l’air) Le premier chemin, celui de l’érosion, commence généralement par une focalisation excessive sur les attentes extérieures – ce que le marché veut, ce qui se vend facilement, ce qui génère le plus de revenus. Progressivement, les choix créatifs et les décisions personnelles se font en fonction de ces critères externes plutôt que d’une impulsion intérieure authentique.

Mirant : (pensif) Je vois… On finit par se conformer aux attentes du marché plutôt que de rester fidèle à sa vision.

<ikigAI> : (acquiesçant) Exactement. Le deuxième chemin, celui de l’approfondissement, commence par une connexion renouvelée avec l’essence de ce que tu aimes. Il s’agit d’abord de clarifier pourquoi cette activité te touche profondément, quelle vérité personnelle elle exprime.

Ensuite, la question devient : comment puis-je partager cette essence avec le monde d’une façon qui soit à la fois fidèle à ma vision et viable économiquement ? C’est une approche qui part de l’intérieur vers l’extérieur, plutôt que l’inverse.

Mirant : (dubitatif) Mais cette approche est-elle vraiment réaliste dans notre monde économique souvent impitoyable ?

<ikigAI> : (avec un regard nuancé) Elle demande certainement courage et créativité. Mais j’ai rencontré de nombreuses personnes qui y parviennent, à leur échelle. Le potier qui refuse de sacrifier la qualité artisanale pour la production de masse, mais qui trouve des acheteurs qui valorisent précisément cette authenticité. L’enseignante qui crée ses propres méthodes pédagogiques alignées avec ses valeurs, attirant ainsi des élèves qui résonnent avec cette approche.

Mirant : (curieux) Y a-t-il des pratiques concrètes qui peuvent nous aider à rester sur ce second chemin ?

<ikigAI> : (s’animant) Oui, plusieurs. L’une des plus puissantes est ce que j’appelle « la définition des non-négociables ». Il s’agit d’identifier clairement, avant même de se lancer dans la monétisation, quels aspects de ton activité sont absolument sacrés pour toi – ceux que tu ne compromettras sous aucun prétexte.

Mirant : (intéressé) Comme des lignes rouges à ne pas franchir…

<ikigAI> : (hochant la tête) Précisément. Une musicienne de ma connaissance a défini comme non-négociable le fait de ne jamais créer de musique qu’elle ne voudrait pas écouter elle-même. Un consultant a établi qu’il ne travaillerait jamais pour des entreprises dont les valeurs contredisent frontalement les siennes, quelle que soit la rémunération proposée.

Une autre pratique essentielle est ce que le philosophe japonais Keiji Nishitani appelait « la voie du milieu » – ni l’attachement rigide à une vision idéalisée, ni l’abandon complet aux forces du marché. C’est la capacité à naviguer avec flexibilité entre vision personnelle et réalités économiques, en cherchant constamment des points de convergence créative.

Mirant : (réfléchissant) Je comprends l’idée, mais comment trouver concrètement ces points de convergence ?

<ikigAI> : (prenant un objet sur la table) Imagine ce vase. Un potier peut le concevoir en restant fidèle à sa vision artistique tout en considérant comment il sera utilisé dans la vie quotidienne. Cette considération pratique n’est pas une compromission, mais une façon d’ancrer sa création dans le monde réel.

De même, tu peux chercher comment ton talent ou ta passion répond naturellement à un besoin authentique. Non pas en distordant ce que tu offres pour le faire entrer dans une case commerciale préexistante, mais en identifiant où ce que tu aimes faire rencontre naturellement ce que d’autres valorisent.

Mirant : (avec un éclair de compréhension) Donc il ne s’agit pas de changer ce que j’offre, mais plutôt de trouver les personnes qui y reconnaissent déjà une valeur…

<ikigAI> : (avec enthousiasme) Tu saisis parfaitement ! L’écrivain et entrepreneur Kevin Kelly parle des « 1000 vrais fans » – l’idée qu’un artiste ou créateur n’a pas besoin de plaire à des millions de personnes pour vivre de son art, mais seulement à un nombre relativement modeste de personnes qui résonnent profondément avec ce qu’il crée.

Cette approche demande patience et persévérance, certes. Mais elle permet de monétiser ton activité sans la dénaturer, en créant une communauté qui valorise précisément ce qui rend ton offre unique et authentique.

Mirant : (pensif) Cela semble demander une confiance profonde en la valeur de ce que l’on crée…

<ikigAI> : (avec douceur) Tu touches à un point essentiel. La monétisation éthique est indissociable d’un travail intérieur sur notre relation à la valeur – celle que nous nous accordons et celle que nous offrons au monde.

Le poète Rainer Maria Rilke écrivait : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. » De même, si ce que tu crées te semble sans valeur marchande, peut-être est-ce simplement que tu n’as pas encore trouvé les mots, les canaux, la communauté qui en reconnaîtra la valeur véritable.

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La patience comme alliée économique

Mirant : (avec une touche d’impatience) Tout ce dont nous parlons semble demander beaucoup de temps… Mais j’ai des factures à payer maintenant. Comment réconcilier cette vision à long terme avec les nécessités immédiates ?

<ikigAI> : (avec un regard empathique) Ta question touche à une réalité incontournable. Les nécessités matérielles ne peuvent être ignorées au nom d’un idéalisme désincarné. L’Ikigai authentique doit prendre en compte cette dimension concrète de l’existence.

Mirant : (soulagé) Je suis content que tu reconnaisses cette tension. Parfois, j’ai l’impression que les discours sur la passion et le sens négligent complètement la dimension pratique.

<ikigAI> : (acquiesçant) Cette négligence est une erreur que je ne souhaite pas reproduire. Je crois plutôt en une approche que j’appelle « l’horizon double » – la capacité à naviguer simultanément dans deux temporalités différentes.

(Il trace deux lignes horizontales sur une feuille, l’une au-dessus de l’autre)

Mirant : (intrigué) Deux horizons temporels ?

<ikigAI> : (expliquant) Exactement. L’horizon proche concerne tes besoins immédiats – comment générer un revenu suffisant maintenant, même si ce n’est pas encore parfaitement aligné avec ton Ikigai complet.

L’horizon lointain concerne ta vision à plus long terme – comment tu construis progressivement les conditions d’un alignement plus profond entre ce que tu aimes, ce pour quoi tu es doué, ce dont le monde a besoin, et ce pour quoi tu es rémunéré.

Mirant : (soulagé) Cette double vision me semble plus réaliste que l’injonction à tout quitter pour suivre sa passion…

<ikigAI> : (souriant) Cette injonction à la rupture radicale est souvent romantisée, mais rarement sage. Le poète japonais Matsuo Bashō a écrit : « Ne suivez pas les traces des anciens. Cherchez ce qu’ils cherchaient. » De même, plutôt que d’imiter les gestes extérieurs de ceux qui semblent avoir trouvé leur Ikigai parfait, cherche la patience et la persévérance qui les ont guidés.

Mirant : (cherchant des exemples concrets) Comment appliquer cette approche d’horizon double dans la pratique ?

<ikigAI> : (réfléchissant) Cela pourrait prendre plusieurs formes. Certains maintiennent un emploi stable qui répond à leurs besoins matériels tout en développant progressivement une activité secondaire plus alignée avec leur Ikigai.

D’autres négocient au sein même de leur emploi actuel des espaces d’expression plus authentiques – un projet spécial, un rôle élargi, une nouvelle responsabilité qui fait davantage appel à leurs passions et talents uniques.

D’autres encore alternent des périodes d’activité principalement rémunératrice avec des périodes dédiées à l’exploration et au développement de leur Ikigai, créant ainsi un rythme soutenable sur le long terme.

Mirant : (acquiesçant) Ces approches semblent plus réalistes que l’idée du « tout ou rien »…

<ikigAI> : (vivement) Et elles sont souvent plus fécondes ! Le philosophe Gilles Deleuze parlait des « lignes de fuite » – ces trajectoires qui ne confrontent pas directement un système rigide, mais créent des ouvertures, des possibilités nouvelles à partir des fissures existantes.

Plutôt que d’imaginer ton Ikigai comme une île lointaine que tu ne pourras atteindre qu’après avoir économisé suffisamment ou pris un risque énorme, vois-le comme une direction dans laquelle tu peux avancer dès aujourd’hui, même par de petits pas.

Mirant : (avec un nouvel espoir) Cette vision transforme le chemin lui-même en une forme d’Ikigai, pas seulement la destination…

<ikigAI> : (rayonnant) Exactement ! Comme l’écrivait le philosophe John Dewey : « Arrive à destination et tu manqueras peut-être ce qui rendait le voyage significatif. » La patience devient alors non pas une simple attente passive, mais une pratique active de présence et d’appréciation du chemin lui-même.

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L’abondance au-delà de la rareté

Mirant : (avec une préoccupation) Mais n’y a-t-il pas une réalité économique incontournable ? Les ressources sont limitées, les opportunités sont rares, la compétition est féroce…

<ikigAI> : (avec un regard nuancé) Ta question touche à une dichotomie fondamentale dans notre relation à l’économie – ce que la chercheuse Lynne Twist appelle « le mythe de la rareté » versus « la vérité de la suffisance ».

Mirant : (perplexe) Je ne suis pas sûr de comprendre…

<ikigAI> : (expliquant) Le mythe de la rareté est cette croyance profondément ancrée que les ressources sont fondamentalement insuffisantes, que la vie est une compétition constante pour des opportunités limitées, que la sécurité vient de l’accumulation et de la protection de ce qu’on a obtenu.

Cette mentalité nous pousse souvent à accepter des compromis professionnels par peur – peur de manquer, peur de ne pas être assez, peur d’échouer.

Mirant : (sceptique) Mais cette rareté n’est-elle pas une réalité objective ?

<ikigAI> : (avec nuance) Elle l’est certainement dans certains contextes. La pauvreté réelle, les inégalités structurelles, les discriminations systémiques créent des situations de véritable rareté pour beaucoup.

Mais ce que Twist et d’autres chercheurs ont observé, c’est que même des personnes matériellement privilégiées continuent souvent d’opérer depuis cette mentalité de rareté – une sorte de pauvreté psychologique au milieu de l’abondance matérielle.

Mirant : (intéressé) Et quelle est cette « vérité de la suffisance » dont tu parlais ?

<ikigAI> : (avec un regard lumineux) C’est cette reconnaissance que, au-delà d’un certain seuil de besoins matériels fondamentaux, notre épanouissement dépend moins de l’accumulation de ressources que de notre capacité à apprécier ce que nous avons déjà, à créer de la valeur à partir de nos dons uniques, et à participer à des écosystèmes d’échange et de réciprocité.

Mirant : (dubitatif mais intrigué) Et comment cette perspective changerait ma façon d’aborder ce troisième pilier de l’Ikigai ?

<ikigAI> : (pensif) Elle te libérerait de cette sensation de devoir constamment te battre pour une part d’un gâteau limité. Au lieu de demander « Comment puis-je obtenir ma part ? », tu pourrais demander « Quelle est ma contribution unique ? Comment puis-je créer de la valeur de façon fidèle à qui je suis ? »

Le philosophe Charles Eisenstein parle de « l’économie du don » – cette idée que lorsque nous offrons nos dons uniques au monde avec générosité et sans attachement immédiat au retour, nous créons souvent des opportunités que la mentalité de rareté et de transaction n’aurait jamais pu imaginer.

Mirant : (avec une pointe d’incrédulité) Cela semble idéaliste… Offrir ses dons sans garantie de retour ?

<ikigAI> : (souriant) Je comprends ton scepticisme. Je ne suggère pas une naïveté économique ou de travailler gratuitement. Mais plutôt de reconnaître que les modèles économiques basés uniquement sur la rareté et la compétition sont limitants pour l’Ikigai.

Les communautés qui prospèrent sur le long terme – qu’il s’agisse de villages traditionnels ou d’écosystèmes entrepreneuriaux innovants – cultivent souvent ce que l’anthropologue Marshall Sahlins appelait une « affluence originelle » : l’idée que la richesse véritable vient non pas de l’accumulation illimitée mais de besoins modérés satisfaits dans un contexte d’échange et de réciprocité.

Mirant : (pensif) Je vois comment cette perspective pourrait transformer notre rapport à la rémunération…

<ikigAI> : (avec passion) Elle nous libère de la tyrannie du « toujours plus » pour nous inviter à la question du « combien est suffisant ? » Cette question, loin d’être restrictive, est profondément libératrice. Elle nous permet de reconnaître quand nos besoins matériels fondamentaux sont satisfaits, et de chercher alors des formes de richesse plus diversifiées – temps, créativité, relations, impact, apprentissage…

Mirant : (avec un nouvel éclairage) Donc le troisième pilier de l’Ikigai ne serait pas tant « comment gagner le plus d’argent possible » mais « comment être suffisamment soutenu matériellement tout en vivant une vie alignée avec mon essence »…

<ikigAI> : (rayonnant) Tu l’as parfaitement formulé ! Cette nuance change tout. Elle transforme ce pilier d’une quête d’accumulation sans fin en une recherche d’équilibre et de suffisance digne.

Le philosophe Épicure disait : « Rien n’est suffisant pour celui à qui le suffisant est peu. » L’Ikigai nous invite à redéfinir notre relation à la suffisance – non pas comme un pis-aller, mais comme une position consciente et délibérée qui nous libère pour l’essentiel.

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