Pourquoi est-il essentiel de faire un bilan de ses passions ?
Mirant : (les bras croisés, le regard perdu dans le vague) <IkigAI>, on parle souvent de l’importance de suivre ses passions… Mais comment être sûr que ce que j’aime aujourd’hui ne va pas devenir un simple caprice demain ?
<IkigAI> : (hoche la tête lentement) C’est une question essentielle, Mirant. Beaucoup de gens pensent que leur passion est une révélation soudaine, une évidence gravée dans la pierre. Pourtant, elle est souvent mouvante, évolutive, et nécessite d’être explorée avec attention.
Mirant : (haussant un sourcil, songeur) Donc, une passion, ça se cultive ?
<IkigAI> : Exactement. C’est un processus actif, une alchimie entre ce qui t’attire naturellement et ce que tu nourris avec le temps. Un bilan régulier permet de distinguer une simple curiosité d’un véritable moteur de vie.
Mirant : (tapotant doucement du bout des doigts sur la table) Mais comment éviter de confondre un simple engouement passager avec une passion profonde ?
<IkigAI> : (souriant doucement) La clé, c’est la clarté intérieure. Il faut apprendre à observer ce qui résonne réellement en toi, sans te laisser influencer par les attentes extérieures.
Mirant : (croisant les bras, réfléchissant) Tu veux dire que certaines « passions » ne sont pas vraiment les nôtres ?
<IkigAI> : Oui, Mirant. On peut croire aimer quelque chose simplement parce que c’est valorisé par notre entourage ou la société. Faire un bilan de ses passions, c’est trier entre ce qui est un désir authentique et ce qui est une illusion.
Mirant : (penchant légèrement la tête, curieux) Alors, par où commencer ?
<IkigAI> : Par un retour aux origines. Regardons ensemble les indices que ton passé peut te révéler…
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Retour aux origines : Explorer les indices du passé
Mirant : (les sourcils légèrement froncés, l’air pensif) Tu veux dire que mes passions actuelles pourraient être cachées quelque part dans mon passé ?
<IkigAI> : Exactement, Mirant. Souvent, les choses qui nous animaient naturellement dans l’enfance et l’adolescence contiennent des indices précieux sur ce qui nous passionne réellement.
Mirant : (esquissant un sourire nostalgique) Quand j’étais gamin, je pouvais passer des heures à construire des histoires avec mes figurines… Mais bon, c’était juste un jeu, non ?
<IkigAI> : (souriant avec bienveillance) Peut-être… ou peut-être pas. Ce qui comptait, ce n’était pas les figurines elles-mêmes, mais ce que tu faisais avec elles : imaginer, raconter, structurer des récits. C’est une trace de quelque chose qui te stimulait profondément.
Mirant : (tapotant sur la table, songeur) Donc, si je veux comprendre mes passions, je devrais revisiter mes souvenirs d’enfance ?
<IkigAI> : Oui. Reprends le fil de tes jeunes années et pose-toi ces questions :
- Quelles activités me captivaient tellement que j’en oubliais le temps ?
- Qu’est-ce qui me procurait un plaisir naturel, sans effort ?
- Quels rêves avais-je avant que les responsabilités et les attentes des autres ne viennent s’en mêler ?
Mirant : (hoche lentement la tête) Et si je n’arrive pas à me souvenir clairement ?
<IkigAI> : Pas de panique. Tu peux aussi observer ce qui t’a marqué dans ton adolescence ou même plus récemment. Parfois, nous avons mis de côté nos véritables centres d’intérêt à cause d’influences extérieures, mais ils ne disparaissent jamais vraiment.
Mirant : (plissant les yeux, réfléchissant intensément) Donc… si je regarde mes souvenirs avec cet œil nouveau, je pourrais retrouver des fragments de passions oubliées ?
<IkigAI> : Tout à fait, Mirant. Ton passé est une carte sur laquelle certains chemins se dessinent déjà. Mais pour les voir clairement, il faut les explorer avec curiosité et ouverture.
Mirant : (croisant les bras, plus déterminé) D’accord, je vais jouer les archéologues de ma propre histoire. Mais une passion, ce n’est pas seulement un souvenir, non ? Il doit y avoir d’autres indices plus récents…
<IkigAI> : (clin d’œil complice) Bien vu ! Ton passé te donne des pistes, mais tes moments présents de flow et d’enthousiasme sont tout aussi révélateurs. Regardons cela de plus près…
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Observer ses moments de flow et d’engagement spontané
Mirant : (les doigts entrelacés, l’air songeur) Tu as parlé de moments présents qui pourraient révéler mes véritables passions… Mais comment savoir quand je suis face à l’un d’eux ?
<IkigAI> : (avec un sourire encourageant) Il y a un signe infaillible, Mirant : la sensation de flow. Tu sais, cet état où tu es tellement absorbé par une activité que tu en oublies le temps qui passe ?
Mirant : (hoche la tête lentement) Oui… Ça m’est déjà arrivé. Quand je dessine, par exemple, je peux passer des heures sans même m’en rendre compte.
<IkigAI> : Voilà un indice précieux ! Mihaly Csikszentmihalyi, le psychologue qui a théorisé le concept de flow, explique que ces moments révèlent les activités qui nous apportent à la fois du plaisir et un défi stimulant.
Mirant : (levant un sourcil, intrigué) Donc si je ressens du flow en faisant quelque chose, ça signifie que c’est une passion potentielle ?
<IkigAI> : Pas forcément une passion immédiate, mais une piste à explorer. Imagine un détective suivant des indices. Chaque moment de flow est un indice qui te rapproche de ce qui te fait vibrer.
Mirant : (tapotant sur la table du bout des doigts) Intéressant… Mais comment je peux les repérer avec plus de précision ?
<IkigAI> : Tiens un journal d’observation sur une semaine. Note chaque jour les activités où tu étais tellement concentré que tu as oublié de regarder l’heure. Pose-toi ces questions :
- Quelle activité me donne de l’énergie plutôt que de m’en retirer ?
- Quelles tâches me semblent faciles alors qu’elles paraissent complexes aux autres ?
- Où est-ce que je ressens un mélange d’excitation et de fluidité ?
Mirant : (fronçant légèrement les sourcils, réfléchissant) C’est vrai que certaines choses me semblent naturelles alors que d’autres les trouvent compliquées… Mais est-ce suffisant pour en faire une vraie passion ?
<IkigAI> : Pas forcément, mais c’est un bon point de départ. Une passion n’est pas toujours spectaculaire ou immédiatement évidente. Parfois, elle commence par une simple inclinaison naturelle que l’on affine et développe avec le temps.
Mirant : (croisant les bras, plus curieux) Et si je ressens du flow dans plusieurs activités très différentes ?
<IkigAI> : C’est une excellente nouvelle ! Ça signifie que tu as plusieurs sources d’intérêt à explorer. L’important, c’est de voir lesquelles reviennent régulièrement et lesquelles apportent une satisfaction durable.
Mirant : (souriant légèrement) Je commence à voir la logique… Mais parfois, on croit être passionné par quelque chose, et puis on se rend compte que ce n’était qu’un engouement passager. Comment éviter ce piège ?
<IkigAI> : (clin d’œil complice) Excellente question. C’est justement ce dont nous allons parler maintenant… Il est temps d’apprendre à différencier une véritable passion d’une illusion temporaire.
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Distinguer la vraie passion des illusions et pressions sociales
Mirant : (croisant les bras, l’air songeur) Tu sais, <IkigAI>, parfois je me demande si ce que je pense aimer est vraiment ma passion… ou si je suis juste influencé par ce qui est à la mode ou ce que les autres attendent de moi.
<IkigAI> : (hoche lentement la tête) Tu mets le doigt sur une distinction essentielle, Mirant. Nous vivons dans un monde où certaines activités sont valorisées et où l’on nous pousse à aimer certaines choses plus que d’autres. Mais une passion authentique ne se choisit pas pour plaire ou pour suivre une tendance : elle vient de l’intérieur.
Mirant : (fronçant légèrement les sourcils) Comment faire la différence alors ?
<IkigAI> : Pose-toi quelques questions essentielles :
- Est-ce que je continuerais cette activité si personne ne me voyait et que je ne pouvais pas en parler à qui que ce soit ?
- Est-ce que j’éprouve du plaisir dans l’acte lui-même ou juste dans l’idée d’être perçu comme quelqu’un qui pratique cette activité ?
- Est-ce que je ressens un manque lorsque je ne fais pas cette activité pendant un certain temps ?
Mirant : (tapotant du bout des doigts sur la table) Ça veut dire que certaines « passions » peuvent être des illusions ?
<IkigAI> : Oui, et elles prennent souvent trois formes :
- Les passions imposées par l’environnement – Ce sont celles qu’on adopte parce que nos parents, nos amis ou la société les valorisent. Par exemple, suivre des études de droit parce que « ça ouvre des portes » alors qu’on rêve de devenir musicien.
- Les engouements passagers – Parfois, on se passionne temporairement pour quelque chose, sous l’influence d’un film, d’un livre ou d’une tendance. Mais une vraie passion résiste à l’épreuve du temps.
- Les passions socialement valorisées – Certaines activités sont perçues comme prestigieuses, et on peut s’y attacher non pas parce qu’elles nous animent vraiment, mais parce qu’elles nous donnent une certaine image.
Mirant : (hochant la tête, réfléchissant) Donc, si je veux savoir si une passion est authentique, je dois me demander si je l’aimerais encore si personne ne me félicitait ou ne me regardait la pratiquer ?
<IkigAI> : Exactement ! Une passion sincère est indépendante du regard des autres. Elle peut évoluer, mais elle est portée par une satisfaction intérieure et non par une validation extérieure.
Mirant : (laissant échapper un léger rire) Je crois que je vais devoir faire un tri dans mes soi-disant passions…
<IkigAI> : (souriant) C’est une excellente démarche. Mais une fois que tu as identifié ce qui t’anime vraiment, encore faut-il l’explorer activement…
Mirant : (haussant un sourcil, intrigué) Tu veux dire… ne pas se contenter d’y penser, mais vraiment l’expérimenter ?
<IkigAI> : Tout à fait, Mirant. Une passion se teste, se vit et se nourrit. Et c’est justement ce que nous allons voir maintenant…
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Expérimenter activement sa passion pour la confirmer
Mirant : (tapotant doucement sur la table, l’air songeur) C’est vrai, réfléchir c’est bien… Mais si je ne passe jamais à l’action, je ne saurai jamais vraiment si c’est une vraie passion ou juste une idée séduisante dans ma tête.
<IkigAI> : Exactement, Mirant. Une passion ne se découvre pas uniquement par la réflexion, mais surtout par l’expérience. Il faut la mettre à l’épreuve du réel.
Mirant : (hausse un sourcil) Tu veux dire qu’il faut essayer pour voir si ça me plaît vraiment ?
<IkigAI> : Oui, et avec une approche progressive. Trop de personnes abandonnent parce qu’elles veulent que leur passion soit immédiatement parfaite. Mais comme toute compétence, elle se construit avec le temps.
Mirant : (croisant les bras, l’air plus déterminé) Et comment je peux tester efficacement mes centres d’intérêt ?
<IkigAI> : Voici quelques méthodes simples mais puissantes :
- Le test des 30 jours : Engage-toi à pratiquer une activité chaque jour pendant un mois, même dix minutes seulement. À la fin, demande-toi si elle te procure toujours autant de plaisir et d’énergie.
- L’expérimentation par petits pas : Au lieu de vouloir tout maîtriser tout de suite, commence par des exercices simples. Aime écrire ? Commence par un paragraphe par jour. Passionné de musique ? Essaie un instrument sans pression de performance.
- L’observation des émotions : Après chaque session, note comment tu te sens. Es-tu plus énergisé, plus inspiré, ou au contraire lassé ?
Mirant : (tapotant son menton du bout des doigts) Donc, au lieu d’attendre la révélation parfaite, je dois me lancer et voir ce qui se passe ?
<IkigAI> : (souriant) Oui ! Et surtout, ne te mets pas la pression. Une passion n’a pas besoin d’être immédiatement une vocation. Parfois, elle se transforme, se déplace, évolue avec le temps.
Mirant : (hochant la tête lentement) Et si au bout d’un moment, je me rends compte que ça ne me plaît plus autant ?
<IkigAI> : Alors, tu ajustes ! Une passion n’est pas un contrat à vie. L’important est d’être à l’écoute de ton ressenti et de ne pas avoir peur d’explorer d’autres voies.
Mirant : (souriant) D’accord, alors il est temps de sortir de ma tête et de tester tout ça pour de vrai…
<IkigAI> : Voilà, Mirant ! L’action est le seul moyen de transformer une intuition en certitude.
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Une passion se vit, se façonne et évolue
Mirant : (inspirant profondément, un léger sourire aux lèvres) Je crois que je commence à mieux comprendre… Une passion, ce n’est pas juste une illumination soudaine, mais quelque chose qui se découvre, s’expérimente et parfois même se construit.
<IkigAI> : (hochant la tête) Exactement, Mirant. Beaucoup de gens restent bloqués dans l’attente d’un déclic magique, alors que la véritable passion se révèle en agissant. Ce qui te plaisait hier peut évoluer, et ce que tu n’avais jamais envisagé peut devenir un moteur puissant demain.
Mirant : (croisant les bras, pensif) Donc, l’important, c’est d’explorer sans crainte et de ne pas s’attacher à une idée figée de ce que doit être ma passion.
<IkigAI> : C’est ça. Sois curieux, joue avec tes envies, et surtout, permets-toi d’évoluer. Une passion, c’est une énergie en mouvement, pas une case rigide dans laquelle il faut absolument entrer.
Mirant : (souriant) Ça me rassure… Je vais prendre le temps d’observer mes moments de flow, de tester sans pression, et voir où cela me mène.
<IkigAI> : (avec bienveillance) Voilà une belle approche. Et souviens-toi : ce que tu aimes aujourd’hui est peut-être une porte d’entrée vers quelque chose d’encore plus grand demain.


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